Ron Mueck
Toujours pendant mon séjour à Paris, après avoir visité l’expo Dynamo, je suis allé à la Fondation cartier pour l’Art Contemporain pour voir une exposition dédié au sculpteur australien Ron Mueck.
Je n’avais pas pu voir sa précédente exposition en 2005 (déjà à la Fondation Cartier), mais elle m’avait déjà fait de l’œil. Aussi quand j’ai appris qu’il revenait ai-je foncé pour voir celle-là.
Ron Mueck est né à Melbourne en 1958 mais il travaille désormais à Londres. Après avoir réalisé des marionnettes pour le cinéma et la télévision (dont le Muppet Show), il décide dans les années 90s de mettre son travail au service de l’art. Sa spécialité est depuis lors la réalisation de sculptures de personnages hyperréalistes, mais avec des effets d’échelle. Ainsi en 2001, à la biennale de Venise, il présente un Garçon de 5 mètres de haut.

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Dans cette nouvelle exposition, vous pourrez par exemple voir l’œuvre Couple Under Umbrella qui remplit à elle seule un des halls de la Fondation Cartier.

Les œuvres sont en silicones et en résine polyester et l’hyperréalisme est accentué par à de la peinture à l’huile. Rides, poils, boutons, marques ou tâches sur la peau, on s’y croirait.
Si les variations de tailles sont une des caractéristiques des œuvres de Ron Mueck, c’est par contre dans les deux sens. Ainsi, l’œuvre Woman with shopping fait au contraire à peine plus d’un mètre. Comme on peut vraiment s’approcher des œuvres (malgré un surveillant par œuvre), j’ai été vraiment bluffé par le rendu. Si ce n’était la taille, j’avais vraiment l’impression que la femme allait finir par se mettre à bouger en faisant « bouh ». C’en était même presque flippant. Même chose pour ce Young Couple.


Il n’y a pas énormément d’œuvres dans cette exposition (9 seulement), mais il faut dire que chaque pièce prend un temps fou au sculpteur pour la réaliser (plusieurs mois, voire années). D’ailleurs, au sous-sol, ne manquez pas l’excellent documentaire sur le travail de l’artiste dans son studio londonien, dont vous pouvez voir un extrait ici :
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Et pour finir, voici un petit reportage-teaser sur le montage de l’exposition :
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L’expo se tient jusqu’au 29 septembre 2013, donc vous avez encore le temps de vous offrir un week-end à paris (pour les non parisiens) pour aller la voir.
Plus d’infos sur le site internet de la Fondation Cartier.
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Dynamo
Vous le savez, j’adore Lyon, et je ne perds pas une occasion de mettre en valeur ma ville. Mais j’aime aussi beaucoup Paris. Je n’aimerais pas y habiter, par contre, mais dès que j’en ai l’occasion, j’adore aller y passer quelque jours. Ça me donne l’occasion de profiter de l’offre culturelle infiniment étendue que propose la capitale.
Il y a quelques semaines, j’ai donc profité d’un passage à Paris avec le boulot pour aller voir Dynamo, la méga exposition qui se tient actuellement dans les galeries du Grand Palais. Sur plus de 3 700m², 200 œuvres de 150 artistes entendent retracer Un siècle de mouvement et de lumière dans l’art entre 1913 et 2013.
On y retrouve évidemment des artistes très contemporains, comme Anish Kapoor (dont je regrette de plus en plus d’avoir raté l’expo quand j’étais à Sydney il y a quelques mois), François Morellet, Julio Le Parc (dont l’exposition individuelle au Palais de Tokyo vient de se terminer), etc..




Des œuvres qui peuvent paraître un peu déroutantes pour certains, ou tout du moins perturbantes (lumières éblouissantes, hypnotiques, effet stroboscopiques, illusions d’optiques) dans lesquelles le spectateur prend parfois une part non négligeable.
De nombreux thèmes se dégagent de cette grande rétrospective, comme évidemment les formes, les couleurs, la vision, l’espace, etc… mais en zoomant un peu, les œuvres peuvent souvent se regrouper autour d’une idée commune, indépendamment l’époque : la réflexion, la distorsion, les permutations, les interférences, les trames, les battements, le rythme, le chaos, et bien d’autres encore.

Tout est fait pour modifier votre perception des choses. L’œuvre la plus flagrante est probablement Daylight Blue, Sky Blue, Medium Blue, Yellow, de l’artiste belge Ann Veronica Janssens qui plonge une pièce entière dans un brouillard bleu et jaune qui nous fait perdre tous nos repères.

Mais de nombreuses autres œuvres offres également des situations intéressantes.


J’ai également été assez étonné de voir plusieurs œuvres de Nicolas Schöffer, et notamment celle-là :

Les lyonnais (et notamment ceux qui sont déjà venus chez moi) ça vous fait penser à quelque chose ? Mais oui, c’est bien lui qui a fait la magnifique sculpture de la place d’Arsonval à Grange Blanche.

Mais l’exposions nous rappelle également que tous ces thèmes ne sont pas nouveaux, avec notamment la présence d’œuvres d’artistes un peu plus ancien, comme Frantisek Kupka, Victor Vasarely, Jean Tinguely ou bien évidemment Alexander Calder.

Vous pouvez aussi regarder l’interview de Zilvinas Kempinas qui nous présente une de ses œuvres assez sympa, Beyond the fans.
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Bref, c’est une superbe exposition que je vous recommande vivement si jamais vous passez par Paris. L’exposition est ouverte jusqu’au 22 juillet. Mais prévoyez du temps, car c’est, paradoxalement, le problème, il y a vraiment beaucoup d’œuvres, peut-être même trop. Désolé pour les photos, j’avais emmené mon appareil photo (pour une fois qu’on avait le droit de prendre des photos), mais sans carte mémoire… J’ai donc dû faire mes photos à l’iPhone…
D’autres photos d’oeuvres à voir ici et là.
Plus d’infos sur le site internet du Grand Palais.
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Festival Changez d’air – La playlist
Je vous rappelle que le concours pour gagner des places pour le festival Changez d’air le week-end prochain à Saint-Genis les Ollières (15 min de Lyon) se termine mardi à 18h, n’attendez pas trop pour jouer.
C’est l’occasion de voir des groupes un peu moins connu mais de très bonne qualité malgré tout. Je suis allé un peu vite lundi, et je n’ai pas voulu surcharger l’article avec trop d’extraits musicaux, alors en voici quelques uns. Pour la description des artistes, je vous renvois donc à l’autre article.
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Jeudi 23 mai
Tachka
Mermonte
Karimouche
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Vend 24
Fred Radix :
Erwan Pinard
Théodore, Paul & Gabriel
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Samedi 25
Denis Rivet
Yann Destal
Bertrand Belin
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Et vous trouverez toutes les informations sur le site internet du festival.
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Les 24 heures de l’INSA
Tous les ans je vous parle des 24h de l’INSA, car j’aime bien les initiatives étudiantes. En plus, il y a généralement des bons concerts, et tout ça gratuitement bien sûr. C’est aussi pour ça que je l’ai mis dans les concerts à ne pas rater en mai à Lyon sur Lyon CityCrunch.
Les 24h de l’INSA, c’est tout un tas d’animations sympas et notamment des démonstrations et de la pratique d’activités sportives et culturelles, y compris pour les enfants. Je vous invite à relire mes articles précédents ici et là, car la formule n’a pas changée, il suffit de regarder le programme en détails sur le site internet du festival. Cette année, les animations ont lieu du vendredi 17 au dimanche 19 mai.
Mais ce qui change, c’est bien évidemment les concerts. Cette année au programme :
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Vendredi 17 mai
Naive New Beaters
Plus d’info sur leur site internet ou leur page facebook.
Stuck in the Sound
Plus d’info sur leur site internet ou leur page facebook.
Waek
Plus d’info sur leur site internet ou leur page facebook.
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Samedi 18 mai
Deluxe (label Chinese Man Records)
Plus d’info sur leur myspace ou sur leur page facebook.
Supermen Lovers
Plus d’info sur leur soundcould ou leur page facebook.
The Architect
Plus d’info sur leur site internet ou sur leur page facebook.
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Il y a aussi, chaque soir, plusieurs autres groupes moins connus. Toute la programmation est disponible sur le site internet des 24h de l’INSA.
Je profite qu’on parle musique (c’est pas si souvent ici
) pour vous rappeller que le concours pour gagner des places pour le festival Changez d’air le week-end prochain est toujours en cours.
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Festival Changez d’air – concours inside
Lyon a évidemment ses grands festivals de musique : je vous parlais encore la semaine dernière des Nuits de Fourvière, et les Nuits Sonores qui viennent tout juste de se terminer en sont des très bons exemples. Mais il y a aussi plein de petits festivals qui bénéficient de moins de visibilité par manque de moyens. L’année dernière, j’avais d’ailleurs consacré un article à ceux qui se tiennent autour de la rentrée scolaire.
Et depuis quelques années, j’ai découvert le festival Changez d’Air de Saint Genis Les Ollières (à peine 1/4h de Lyon) qui se tient cette année du 23 au 25 mai. Pour rappel, je vous en avais parlé ici et là. Ce qu’il y a d’impressionnant avec ce festival, c’est que malgré le peu de moyens, ils arrivent a faire venir des artistes de qualité. Certes ils ne sont pas forcément (encore) très connus, mais ils ont tous énormément de potentiel.

C’est ainsi que l’année dernière j’avais eu le plaisir de voir l’excellent Rover et sa carrure imposante, et que j’avais aussi pu me déhancher (enfin moyen vu que j’avais des béquilles à cette époque) sur la pop-world de François and the Atlas Mountains. Et l’année d’avant, j’avais même offert la possibilité à quelques lecteurs d’aller écouter (entre autres) le duo Brigitte que, depuis, tout le monde connait.
Cette année ne déroge pas à la règle avec des artistes à la notoriété naissante mais à gros potentiel. Ce festival est aussi l’occasion de d’offrir une de leurs premières scènes à de jeunes artistes lyonnais. Lumière sur la programmation :
Jeudi 23 mai
Danoise d’origine, mais lyonnaise d’adoption, Tachka nous compte ses petites mélodies folk anglaises au volant de son piano. On a hâte d’en entendre plus, car il n’y a qu’une chanson (prometteuse) sur son bandcamp. Plus d’infos sur facebook.
Mermonte est un combo de 10 rennais, découvert notamment par le concours Inrocks Labs, qui distille une pop lumineuse et délicate qui semble puiser dans les forêts millénaires de leur Bretagne natale (cliché inside). A écouter sur leur bandcamp, et à retrouver également filmés il y a quelques mois par la Blogothèque. Plus d’infos sur bandcamp ou facebook.
Karimouche est officiellement née à Angoulême, mais je crois qu’on peut dire qu’elle est lyonnaise. Elle a mis un peu de temps avant de trouver la voie de la chanson : costumière, notamment pour la compagnie Käfig de Mourad Merzouki, des sketchs et des contes au Nombril du Monde. C’est là qu’elle va rencontrer plusieurs personnes qui vont croire en elle : Mouss et Hakim (de Zebda), Jacques Chambon (Merlin dans Kaamelott), etc… Depuis, elle bourlingue et dépense son énergie et sa gouaille sur scène pour chanter ses chansons mi-slam, mi-java aux textes subtils et contemporains. Plus d’infos sur facebook ou le site de son label.
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Vendredi 24 mai
Fred Radix n’est pas seulement musicien, il est également comédien, comique, chansonnier, etc… Depuis bientôt 20 ans, ce touche à tout sillonne les routes des festivals de France et de Navarre (mais aussi à l’étrange, notamment le Canada) pour créer des spectacles musicaux, pour lui ou pour d’autres (Amélie les Crayons, Anne Silvestre, etc…). Plus d’infos sur son site internet.
Vous ne connaissez peut-être pas Erwan Pinard, mais vous l’avez peut-être vu donnez la main à Suissa lors de la sortie de son album l’automne dernier au Transbordeur. Ce grand gaillard joue également ses propres chansons, des textes engagés mais pas tristes, qu’il entonne de sa voix grave mais rassurante, dans un musique alternant blues (ça sonne parfois comme CW Stoneking) et rock. Je vous conseille également les vidéos qu’il réalise sur facebook, de véritables pépites. Plus d’infos sur son Myspace.
Théodore, Paul & Gabriel sont trois parisiens qui … ha non, on me dit dans l’oreillette que ce sont des femmes, au temps pour moi. En même temps, je ne pouvais pas savoir, hein… Toujours est-il que ces 3 filles, également découvertes par les Inrocks Labs, aiment la confusion des genres, avec leur pop-folk voluptueuse inspiré des années 60 mais pourtant très contemporain. Je mettrais bien une petite pièce sur un probable succès dans les prochains mois. Plus d’infos sur Myspace ou facebook.
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Samedi 25 mai
Denis Rivet sera le régional de l’étape pour ce dernier soir. Mais encore une fois, le jeune homme est bourré de talent et ce n’est pas pour rien s’il a représenté la région Rhône-Alpes au dernier printemps de Bourges. L’influence de Dominique A se fait sentir, notamment dans sa voix, ce qui est plutôt bon signe. Plus d’infos sur son site ou sur facebook.
Yann Destal, c’est le monsieur derrière Modjo et le tube planétaire Lady (hear me tonight) (morceau le plus joué à Ibiza en 2000 !), mais tout seul. Ici on n’est plus dans l’électro, mais presque dans le rock progressif, chanté en anglais avec une voix prégnante et poignante qui ne vous laissera pas de marbre. Plus d’infos sur son site ou sur facebook.
Depuis le temps qu’il tourne (il est notamment passé à l’Epicerie Moderne il y a quelques mois), Bertrand Belin voit enfin son labeur récompensé, notamment par la presse : son album Hypernuit, sorti en 2010 avait déjà de très bonnes critiques, mais son prochain qui sort à la fin du mois encore plus; comme le montre une pleine page dans Télérama à l’occasion du printemps de Bourges. Le crooner français viendra enchanter la scène de sa voix à la Bashung. Plus d’infos sur son site ou sur facebook.
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Bien évidemment, vous trouverez toutes les informations sur le site internet du festival.
Pour ceux qui n’ont pas de voiture, sachez que le festival devrait être d’ici peu sur le site Covoiturage pour Sortir dont je vous avais parlé ici (petit soucis mais qui devrait se régler) ou au pire directement sur les pages facebook des événements.
Et comme les organisateurs de Changez d’Air sont toujours aussi sympas, ils m’ont carrément filé 2×2 places par soirée à vous offrir, pas mal non ?
Alors si vous voulez aller découvrir les talents de demain gratuitement, il vous suffit de me laisser un petit commentaire ci dessous en précisant pour quel jour vous souhaitez jouer. Vous avez jusqu’au mardi 21 mai 18h pour jouer.
Comme d’habitude, une chance supplémentaire si vous me suivez sur facebook ou twitter (et arrangez-vous pour que je puisse le vérifier…)
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Time fête des 90 ans
Tout le monde connait le magazine Time, au moins de nom. Peut-être même étiez-vous abonné pendant un temps, genre en début d’année pendant les bonnes résolutions et/ou sur conseil de votre prof d’anglais pour améliorer votre connaissance de la langue de Shakespeare ? Allez, avouez


Et bien sachez que l’hebdomadaire américain a fêté ses 90 ans début mars. Et pour marquer le coup, voici une vidéo qui reprend les meilleurs couvertures du magazine, retraçant ainsi 90 ans d’histoire du monde (vue des Etats-Unis en tout cas).
Il y a même des battles pour choisir la pire couverture :

Pour la petite histoire, Newsweek, le concurrent direct créé 10 ans après Time, ne pourra pas faire la même chose, car il est passé au tout numérique en début d’année, victime de la crise de la presse. Alors n’hésitez pas à acheter votre journal ou magazine préféré si vous voulez qu’il dure.
D’ailleurs, c’est quoi votre journal ou magazine préféré ? Personnellement je suis abonné à Télérama depuis pas mal d’années maintenant, et je lis les Inrockuptibles de temps en temps.
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Jacques Higelin – Stephan Eicher
Après Pour le meilleur et pour le pire, on continue de décortiquer un peu le programme des Nuits de Fourvière. Peut-être avez-vous vu que le 18 juillet, nous aurons droit à une super soirée dédiée à la chanson française (ou francophone pour être plus précis). En effet, l’amphithéâtre gallo-romain accueillera ce soir là deux monuments de la chanson : Jacques Higelin et Stephan Eicher.
Jacques Higelin
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Jacques Higelin, c’est un peu comme notre papa à tous (en plus d’être vraiment le papa d’Arthur H et Izia). Depuis le temps qu’il chante (1er album en 1965 !!), tout le monde a entendu parler de lui. Tout le monde ne connait pas ses chansons, par contre, et c’est bien dommage. Car Higelin est un véritable poète des temps modernes. Sur des thème parfois universels (l’amour, la haine, la vie, la mort, etc…), parfois très contemporains, ses textes parlent à tout le monde.
Son nouvel album tout frais sorti il y a quelques semaines, Beau Repaire, est dans la droite ligne de son précédent, Coup de foudre (pour lequel j’avais véritablement eu un coup de foudre…), sorti en 2010 : de la poésie pure, magnifiquement mis en musique.

Mais du haut de ses 72 ans, Higelin n’a certainement pas perdu un gramme de son énergie légendaire qui lui a permis, depuis des décennies, de mettre le feu à toutes les salles de France avec les chansons rock des albums précédents. Il est resté jeune et a juste un peu plus de sagesse et de sérénité, d’apaisement. Ceci dit, nul doute qu’il enflammera quand même le théâtre antique cette année.
Plus d’infos sur son site internet (sur lequel vous pouvez même lui déclarer votre amour). A lire également, une chouette critique de Télérama sur son dernier album.
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Stephan Eicher
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Si je vous dis Stephan Eicher, bien sûr vous me répondrez Combien de temps, Pas d’ami comme toi ou Déjeuner en paix et c’est à peu près tout. Pourtant, L’envolée, son dernier album sorti à l’automne dernier est tout de même son 12ème, oui, oui. Et en l’écoutant, je m’en veux un peu de ne pas avoir suivi le chanteur suisse de plus près.

Ses chansons sont efficaces et prennent aux tripes, avec des textes modernes, écrit pour la plupart par son complice Philippe Djian depuis pas mal d’années, mais aussi par Miossec ou encore Mark Daumail (le chanteur de Cocoon).
Quant à la musique, si Stephan Eicher reste fidèle à la guitare et au piano, on a ici des musiques tantôt calmes, mélodiques ou folk, tantôt plus rock, interprétées par des musiciens de renom vus par exemple chez Calexico, Lambchop (cet été à l’Epicerie Moderne), Bonnie Prince Billy (L’année dernière à l’Epicerie Moderne), etc…
Pour avoir eu la chance de le voir cette semaine au Trianon à Paris, je peux vous assurer que le suisse a également plein d’énergie et qu’il arrive à la transmettre à la salle de manière impeccable. Également plein d’humour et de complicité avec le public, c’était vraiment très agréable de voir un artiste avoir autant de respect pour son public.
Pour être honnête, je ne m’attendais pas à passer une aussi bonne soirée et j’attends avec impatience sa venue aux Nuits de Fourvière pour voir de quelle façon il va jouer avec le théâtre et le public.
Plus d’infos sur son site internet.
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Une très bonne soirée en perspective, donc sur laquelle vous trouverez toutes les infos sur le site des Nuits de Fourvière.
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