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Jacques Higelin – Stephan Eicher
Après Pour le meilleur et pour le pire, on continue de décortiquer un peu le programme des Nuits de Fourvière. Peut-être avez-vous vu que le 18 juillet, nous aurons droit à une super soirée dédiée à la chanson française (ou francophone pour être plus précis). En effet, l’amphithéâtre gallo-romain accueillera ce soir là deux monuments de la chanson : Jacques Higelin et Stephan Eicher.
Jacques Higelin
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Jacques Higelin, c’est un peu comme notre papa à tous (en plus d’être vraiment le papa d’Arthur H et Izia). Depuis le temps qu’il chante (1er album en 1965 !!), tout le monde a entendu parler de lui. Tout le monde ne connait pas ses chansons, par contre, et c’est bien dommage. Car Higelin est un véritable poète des temps modernes. Sur des thème parfois universels (l’amour, la haine, la vie, la mort, etc…), parfois très contemporains, ses textes parlent à tout le monde.
Son nouvel album tout frais sorti il y a quelques semaines, Beau Repaire, est dans la droite ligne de son précédent, Coup de foudre (pour lequel j’avais véritablement eu un coup de foudre…), sorti en 2010 : de la poésie pure, magnifiquement mis en musique.

Mais du haut de ses 72 ans, Higelin n’a certainement pas perdu un gramme de son énergie légendaire qui lui a permis, depuis des décennies, de mettre le feu à toutes les salles de France avec les chansons rock des albums précédents. Il est resté jeune et a juste un peu plus de sagesse et de sérénité, d’apaisement. Ceci dit, nul doute qu’il enflammera quand même le théâtre antique cette année.
Plus d’infos sur son site internet (sur lequel vous pouvez même lui déclarer votre amour). A lire également, une chouette critique de Télérama sur son dernier album.
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Stephan Eicher
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Si je vous dis Stephan Eicher, bien sûr vous me répondrez Combien de temps, Pas d’ami comme toi ou Déjeuner en paix et c’est à peu près tout. Pourtant, L’envolée, son dernier album sorti à l’automne dernier est tout de même son 12ème, oui, oui. Et en l’écoutant, je m’en veux un peu de ne pas avoir suivi le chanteur suisse de plus près.

Ses chansons sont efficaces et prennent aux tripes, avec des textes modernes, écrit pour la plupart par son complice Philippe Djian depuis pas mal d’années, mais aussi par Miossec ou encore Mark Daumail (le chanteur de Cocoon).
Quant à la musique, si Stephan Eicher reste fidèle à la guitare et au piano, on a ici des musiques tantôt calmes, mélodiques ou folk, tantôt plus rock, interprétées par des musiciens de renom vus par exemple chez Calexico, Lambchop (cet été à l’Epicerie Moderne), Bonnie Prince Billy (L’année dernière à l’Epicerie Moderne), etc…
Pour avoir eu la chance de le voir cette semaine au Trianon à Paris, je peux vous assurer que le suisse a également plein d’énergie et qu’il arrive à la transmettre à la salle de manière impeccable. Également plein d’humour et de complicité avec le public, c’était vraiment très agréable de voir un artiste avoir autant de respect pour son public.
Pour être honnête, je ne m’attendais pas à passer une aussi bonne soirée et j’attends avec impatience sa venue aux Nuits de Fourvière pour voir de quelle façon il va jouer avec le théâtre et le public.
Plus d’infos sur son site internet.
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Une très bonne soirée en perspective, donc sur laquelle vous trouverez toutes les infos sur le site des Nuits de Fourvière.
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Les Nuits de Fourvière
Vous n’avez pas pu rater l’événement culturel de la semaine dernière à Lyon, mais je souhaiterais quand même y revenir : la sortie de la programmation officielle des Nuits de Fourvière.

Certains nom sont connus depuis longtemps, comme par exemple M, dont le spectacle est archi-complet depuis belle lurette, ou encore le Cirque Plume (29 représentations entre le 28 juin et le 1er aout) que je vous encourage vivement à aller voir, mais le gros de la programmation a été dévoilé le 25 mars. Extrait :
Côté musique, il y en a pour tous les gouts avec Woodkid (le petit génie presque lyonnais qui buzze bien) accompagné de l’ONL (spectacle complet), Archie Sheep Big Band, Carmen, le mythique groupe Dead Can Dance, le Requiem de Mozart, Madness, Rufus Wainwright, George Clinton, Crosby Stills and Nash, Sinead O’Connor, Cocorosie, Lescop, Jacques Higelin, Stephan Eicher, Diana Krall, Patti Smith, Rokia Traoré, Lou Douillon, Devendra Banhart, Archive, Tindersticks, Melody Gardot, Nick Cave & the Bad Seeds, Salif Keita, IAM, Sigur Ros, Benjamin Biolay (pour ceux qui ne peuvent pas aller le voir en mai au Transbordeur), etc…

Mais les Nuits de Fourvière, ce n’est pas que de la musique. Le cadre magnifique des théâtres antiques se prête admirablement bien au théâtre, par exemple. Je dis les théâtres, car depuis quelques années, l’Odéon, le petit théâtre à gauche du bar, est de plus en plus utilisé, ce qui donne un cadre plus intime et convient particulièrement à certains spectacles. Vous pourrez donc voir entre autres Cyrano de Bergerac, Antigone (avec Cœur Public ouvert à tous, renseignez-vous vite par mail à antigone@nuitsdefourviere.fr) ou Anna (pièce musicale d’après Serge Gainsbourg).
Ou bien encore à la danse, avec par exemple le Ballet Contemporain d’Alger, Sidi Larbi Cherkaoui, la 3ème battle hip hop (avec carte blanche au Pockemon Crew), etc…
Depuis quelques années, et c’est tant mieux, le cirque a également pris une part plus importante. L’occasion de (re)voir le génial jongleur Jérôme Thomas, Opus (la nouvelle création des australiens de Circa qui avait déjà fait sensation l’année dernière), Pour le meilleur et pour le pire du cirque Aïtal et bien sûr le Cirque Plume donc, qui fête ses 30 ans.

Également au programme, des nuits thématiques : Moyen Orient (Stabat Mater Dolorosa et derviches tourneurs), New York latino (dont le Spanish Harlem Orchestra), Les Mille et Une Nuits (spectacle de danse du chorégraphe Angelin Preljocaj) ou encore la Nuit Italienne (avec notamment Piers Faccini et Vincent Segal de Bumcello).
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J’ai conscience que ça fait un peu name dropping, mais bon, c’est le propre d’une annonce de programmation d’un festival, non ? N’hésitez pas à feuilleter le programme, vous trouverez un descriptif complet de chaque spectacle. Ne tardez pas trop à réserver, car certains spectacles vont très vite se remplir. M et Woodkid sont déjà complets, par exemple.
Pour ma part, comme l’année dernière, je vais essayer de vous éclairer sur certains spectacles pour vous donner envie d’aller les voir. Si vous êtes sages, il y aura peut-être même une surprise à la clé …
Côté comme, après Matin Parr l’année dernière, l’illustration visuelle de cette année tourne autour d’une autre photographe très en vogue, Alex Prager. J’essaierais d’y revenir dans un futur article.
Voici également un petit teaser (qui pour le coup ne révèle rien de la programmation).
Pour ceux que ça intéresse, la musique est Faith Healer d’Harold Martinez.
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Alors, inspiré ? Qu’est-ce que vous pensez aller voir ? Vous avez déjà pris des places ?
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David Bowie – Where are we now ?
Si vous trainez un peu sur internet, vous n’avez pas pu manque ZE nouvelle qui a mis en émoi tout le monde de la musique aujourd’hui : Pour fêter ses 66 ans, David Bowie a sorti de manière complètement inattendue un nouveau single : Where are we now ?
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Les débats vont bon train sur l’identité de la personne à côté de lui dans ce clip hommage à Berlin (tiens ça me rappelle qu’il faut vraiment que j’y aille !!!!). Qu’est-ce que vous en pensez, vous ? Björk ou pas Björk ? Cela présage peut-être une collaboration ?

Et sa maison de disque l’a confirmé dans la foulée : David Bowie sortira son trentième album studio, The Next Day, le 11 mars, 10 ans après son dernier album, Reality.

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A noter qu’il sera également à l’honneur d’une exposition au Victoria and Albert Museum de Londres du 23 mars au 28 juillet. Seront exposés costumes, photos, vidéos, notes de travail, etc… avec entre autres les costumes qu’il portait dans le film Ziggy Stardust (1972) ou encore le super manteau Union Jack dessiné par Alexander McQueen qu’il porte sur la pochette de l’album Earthling (1997) (rien à voir avec le groupe dont je vous avais parlé ici).

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Qui dit nouvel album dit probablement nouvelle tournée, non ? Tout le monde attend ce moment avec impatience, car sa dernière apparition sur scène date quand même de 2006 (notamment à cause de problème de santé) … Je crois que s’il passait aux Nuits de Fourvière (et que je réussissais à avoir des places), je pourrais mourir heureux…
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My Brightest Diamond + Bon Iver : j’y étais
Si je vous ai parlé la semaine dernière de My Brightest Diamond et Bon Iver, ce n’est pas uniquement parce que les Nuits de Fourvière m’avaient donné la possibilité de vous faire gagner des places (je les en remercie encore), mais surtout parce qu’il s’agissait d’un concert que j’attendais beaucoup et que j’avais envie de vous faire partager. Et je dois dire que je n’ai pas été déçu (et j’espère que ceux qui y étaient non plus).
Le concert a commencé par My Brightest Diamond qui malheureusement était un peu perdue sur cette grande scène. Il faut dire qu’il faisait encore bien jour et que beaucoup de gens dans le public ne la connaissait pas. Ca a donc été un peu dur pour elle de nous faire entrer dans son univers décalé et fantasmagorique.
Pourtant, c’est dommage, car sa voix est magnifique et ses chansons plutôt entrainantes. Accompagné d’un batteur impassible mais visiblement très doué, et parfois de quelques musiciens, elle a alterné les registres et les costumes (masque en carton en forme de diamant, chapeau de fée à paillette, etc…), n’hésitant pas à gambader sur cette grande scène tant elle etait contente d’être là. Mais on sentait malgré tout que le public restait plutôt dans l’expectative. Peut-être que ce genre de concert serait plus adapté dans une salle plus intime, comme l’Epicerie Moderne, par exemple ? Cela n’a pas empêché les lyonnais de l’applaudir chaudement à l’issue de son set.

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Changement de plateau pour la tête d’affiche attendue ce soir, Bon Iver. La nuit est tombée, et les toiles de jute qui pendouillent au dessus de la scène depuis le début prennent enfin leur vrai visage grâce à de superbes effets de lumières : on se croirait dans une grotte au fin fond du Wisconsin, parée de dizaine de (fausses) bougies. Mais point d’ermite ici, car Justin Vernon est accompagné de 8 musiciens : 2 batteurs, 1 bassiste, 2 guitaristes dont un qui joue aussi du violon, 2 cuivres (trompette, cor, trombone) dont un qui joue aussi du clavier et l’autre parfois de la percussion, et 1 saxophoniste en la présence de l’immense Colin Stetson (dont je vous ai déjà parlé ici), armé de son célèbre saxophone basse (mais pas que, puisqu’il jouera également de l’alto et de la clarinette). Impossible de savoir si le violoniste est Owen Pallet (aka Final Fantasy qui joue avec Arcade Fire et The National), mais sachant que Justin Vernon aime s’entourer des meilleurs, c’est bien possible. Tous sont également mis à contribution pour faire les chœurs dans certaines chansons. Le public aussi, d’ailleurs, notamment sur la dernière.

On est donc loin de l’album qui, malgré la présence des cuivres et des percussions, est somme toutes beaucoup plus paisible. Ici, on est vraiment dans le réel, dans l’action et surtout dans le son qui nous prend aux tripes, magnifié par l’acoustique extraordinaire de ce cher amphithéâtre romain. On en prend plein la tronche (pas en décibels, ce n’est pas la question) et qu’est-ce que c’est bon !
Tout ceci alterné avec quelques chansons plus intimistes, dont un formidable Skinny Love interprété seul à la guitare.
Voici quelques extraits que j’ai réussi à capter :
Bref, un concert magistral qu’on ne regrettera pas.
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Et pour un autre point de vue sur cette soirée magique, vous pouvez lire le report de Soul Kitchen (qui est notamment illustrés de magnifiques photos de David Heang, légèrement meilleures que mes photos prises à l’iPhone
) ou celui de Toute Ouïe.
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En bonus, un Instagram que Bon Iver a pris quelques heures avant le show :

Et vous, vous y étiez ? Qu’est-ce que vous en avez pensé ?
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Bon Iver + My Brightest Diamond – Concours Inside
Aujourd’hui est un jour un peu spécial, car je vais vous parler de deux groupes dans le même article : Bon Iver et My Brightest Diamond. Je vous demande juste de patienter quelques minutes à la fin de l’article pour découvrir le lien qui les unit (même si les plus perspicaces auront déjà trouvé).
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Le premier groupe, Bon Iver (qui provient de l’expression française et se prononce donc comme un « bon hiver ») est en fait composé autour d’une seule personne, Justin Vernon. D’après la petite histoire, après une déception amoureuse, Justin Vernon s’est enfermé pendant 3 mois dans une cabane du nord du Wisconsin (dans la région des Grands Lacs). Il en est ressorti avec un des plus beaux albums du renouveau folk de ces dernières années, For Emma Forever Ago.

Repéré et encensé de toutes parts, et notamment par le site web faiseur de réputations Pitchfork, Justin Vernon sort en 2011 un nouvel album sobrement intitulé Bon Iver. Ce nouvel opus est beaucoup plus travaillé, avec par exemple la présence de cordes et de percussions, ainsi que l’utilisation de l’autotune pour modifier sa voix, mais reste toujours dans la même veine indie-folk dont il reste le chantre. Cet album sera classé meilleur album de l’année 2011 par Pitchfork et suite à ce succès, le maire de Milwaukee décide carrément de rendre le 22 juillet 2011 férié. Si ça c’est pas la classe ?
On ne compte plus ses nombreuses collaborations, de Kanye West à Bryce Dessner (The National), en passant par Colin Stetson (Arcade Fire, TV on the Radio, etc… ), Greg Leisz (guitariste de Wilco), James Blake, Lykke Li, etc… bref, un très grand musicien.
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Le deuxième groupe, My Brightest Diamond, est également composé autour d’une seule personne, Shara Worden. Cette multi-instrumentiste américaine est adepte du mélange des genres, de tous les genres. Du gospel, de la musique classique et du jazz que ses parents lui faisaient écouter, elle a gardé la précision et le lyrisme, mais en l’accolant au rock qu’elle a découvert à la fin des années 90 avec Sufjan Stevens à Brooklyn (berceau également de The National, Vampire Weekend, St Vincent, Beirut, etc…). Depuis, l’artiste touche à tout s’est assagie et a également rajouté la pop et le folk à son arc. Et son univers onirique s’est également enrichi.

En tant que musicienne prolifique, elle aussi a collectionné les collaborations, avec son mentor Sufjan Stevens, pour commencer, mais également avec David Byrne (ex Talking Heads), Fatboy Slim, The Decemberists ou d’autres artistes moins connus en France, ainsi que sur des compilations telles que Dark Was the Night, au profit de la recherche contre le sida.
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Bon, et alors, pourquoi je vous parle de ces deux artistes aujourd’hui selon vous ? Et bien tout simplement parce qu’ils partageront la même affiche lundi prochain (30 juillet 2012) aux Nuits de Fourvière. Vous vous en doutez, j’y serais et ça devrait plutôt être une très bonne soirée musicale.
Mais tenez vous bien, une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, les Nuits de Fourvière m’ont carrément donné 2 x 2 places à vous offrir. Oui, oui, vous avez bien lu.
Pour jouer, rien de plus simple, il vous suffit de me laisser un commentaire ci-dessous et je procéderais à un tirage au sort. Attention, le délai est assez court, puisque vous n’avez que jusqu’à vendredi 27 juillet à 12h pour participer. C’est parti !
(Et n’oubliez pas que mon concours sur le recyclage dure lui jusqu’au dimanche 29 juillet)
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Edit : le concours est terminé, les deux gagnants ont été prévenus, je vous mettais la copie d’écran des que possible, désolé pour les autres
Le hang
Samedi dernier, j’ai eu la chance de voir Björk en concert dans le cadre du festival des Nuits de Fourvière. Enfin, j’ai payé mes 55€ comme tout le monde, hein, entendons nous bien. Mais comme le nombre de places est hyper limité (même s’ils en ont remis en vente le matin même), je me considère chanceux.

Photo Alexandre Simonet sur blogs.paris.fr/unitedstatesofparis
Björk, on adore ou on déteste, mais il est difficile de ne pas admettre qu’elle a une des plus belles voix du monde, et que ses concerts sont de véritables shows. Notamment, ce que j’aime chez Björk, c’est le fait qu’elle se renouvelle en permanence, et en particulier les instruments qui l’accompagnent.
Ainsi, dans ses précédentes tournées, elle a par exemple utilisé la Reactable un instrument électro-acoustique développé par des espagnols qui se présente sous la forme d’une table sur laquelle on place des éléments. Chaque élément représente un son que l’on va pouvoir moduler. Björk l’a notamment utilisé pour la tournée Volta 2007.
Bon, j’avoue on ne voit pas trop comment ça fonctionne sur la vidéo, alors je vous invite à jeter un œil sur cette vidéo d’explication, ou sur le site du fabricant. Elle existe même en appli iPhone et iPad à 10$.
En parlant d’iPad, je ne l’ai pas testé, mais il y a carrément une appli iPad Biophilia, quelqu’un l’a essayée ?

J’ai lu sur wikipedia que la tournée devait être accompagnée de plein de nouveaux instruments dont "un pendule de neuf mètres utilisant la gravité produire des sons et une immense boîte à musique" , mais a pas eu :-(
On a eu un peu droit par contre à une immense bobine Tesla qui permet de fabriquer des éclairs, ainsi que leur crépitement (dommage qu’il ne faisait pas encore nuit, pour le coup).
Pour d’autres instruments bizarres que Björk utilise, je vous renvois à l’article assez complet qu’avait fait Nom de Zeus, Fabuleux l’année dernière.
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Mais moi aujourd’hui, je voulais vous parler d’un instrument beaucoup plus calme, c’est le Hang, que joue son musicien Manu Delago.

Le hang ressemble à une soucoupe volante d’une cinquantaine de centimètres de diamètre sur laquelle on frappe avec la main. En fonction de là où on frappe, on produit divers sons métalliques, ainsi que parfois des résonances ou des harmoniques. L’instrument a été inventé en Suisse en 2000, mais il se rapproche énormément du steel-drum caribéen, ce qui fait qu’on a l’impression de l’avoir toujours connu. Pour rappel, le steel dum, c’est ça :
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Le hang n’est pas très répandu, mais j’avais croisé un crassou qui en jouait l’année dernière dans les rues de Budapest :
J’aime beaucoup le son que ça produit, pas vous ?
La radio de l’été des blogueurs
Comme vous le savez certainement (ou pas), la blogosphère est une grande famille. Et il existe une sorte de tradition qui ressort de temps en temps, c’est les articles en chaîne où l’on doit taguer d’autres blogueurs pour poursuivre la chaîne.

Il y a quelques temps, je m’étais (en partie) prêté au jeu du portrait chinois, lorsque j’avais été taggué par My Little Discoveries. N’hésitez pas à le relire si vous voulez en savoir un peu plus sur moi…
Aujourd’hui, c’est LittleCelt qui m’a tagué dans une nouvelle chaîne qui me plait beaucoup, la radio de l’été des blogueurs.

Je ne connaissais pas, mais je trouve ça plutôt sympathique. Le principe est simple et peut être lu sur le site de son créateur, lolobobo.
- Tu choisis ta chanson de l’été (ça peut être une chanson que tu écoutes en ce moment, un groupe qui joue du coté de chez toi, ou une chanson qui a accompagné un de tes étés précédents)
- Tu fais un beau billet sur ton blog avec :
- Un lien vers ta chanson de l’été (ou une vidéo youtube de la chanson)
- une copie de la règle du jeu
- Un lien sur ce billet (çà me simplifiera la tache pour retrouver ta participation)
- Une liste de deux ou trois blogueurs que tu souhaites tagger dans cette chaine pour qu’a leur tour ils nous proposent leur chanson de l’été.
Dans quelques jours, le player de radio va commencer à diffuser. Tu pourras donc écouter la radio des blogueurs :
- Sur ton site en intégrant le player (qui sera disponible dans quelques jours par là)
- Sur Facebook en allant aimer la page de la radio
- ou sur Twitter (via le compte @radioblogueurs ou le tag #radioblogueurs2012)

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Alors pour moi, ma chanson de l’été sera To carry small things, de Mina Tindle. La révélation folk française a d’ailleurs été choisie pour illustrer le teaser des Nuits de Fourvière 2012, étant donné qu’elle y passera le 16 juillet en première partie de Thomas Dutronc.
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Et côté tag, je demanderais à Mélodie de Lyon I love You, à Rockaknittalova d’Une fille à dilemmes et à Toute Ouïe de bien vouloir nous donner leur chanson de l’été.
Allez les filles, au boulot
Et vous, chers lecteurs, ce serait quoi votre chanson de l’été ?
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Si vous avez aimé cet article, vous aimerez le portrait chinois
Le Bourgeois Gentihomme
Vendredi soir, j’ai eu la chance d’aller assister à une représentation du Bourgeois Gentilhomme dans le cadre du festival des Nuits de Fourvière.

Le Bourgeois Gentilhomme par Christian Lacroix
Retrouvez aujourd’hui mon avis sur le site de Lyon69.net.
D’ailleurs, tous les lundis, vous pourrez revivre un spectacle des Nuits de Fourvière, grâce à notre fil rouge.

Tinariwen
Allez, après les articles sur Dominique A et Dionysos, je vous propose aujourd’hui de continuer l’exploration de la programmation des Nuits de Fourvière.
Ce qu’il y a de bien avec les Nuits de Fourvière, c’est la diversité des spectacles. On reste pour l’instant dans les concerts, mais on part en voyage, loin de la pop et du rock que j’ai l’habitude de vous présenter ici. On part dans le désert. Dans les déserts, même, puisque c’est ce que signifie Tinariwen, le pluriel de Ténéré (désert, donc) en langue Touareg.

Du nord du Mali, ces hommes du désert chantent depuis presque 30 ans pour dénoncer les souffrances et les malheurs faits aux Touareg, au point que l’on nomme parfois leur musique le blues touareg.
Mais c’est seulement au début des années 2000 qu’ils se sont fait connaître, notamment à la faveur de leur deuxième album Amassakoul, enregistré en 2004. S’en suivent plusieurs tournées mondiales, plusieurs albums (dont le dernier, Tassili, Grammy award 2011 du meilleur disque de world music), la participation au concert d’ouverture de la Coupe du Monde de foot en Afrique du Sud en 2010, etc..

Les thèmes favoris de Tinariwen sont les droits des Touaregs, persécutés depuis des dizaines d’années par la junte militaire de Bamako. Alors bien sûr, depuis quelques mois, les choses ont changées au Mali, et la junte militaire a été renversée par le Mouvement National de Libération de l’Azawad, mouvement soutenu par certains membres du groupe. Mais si la situation politique de leur pays les intéresse au plus au point – c’est leur combat depuis toujours – ils souhaitent avant tout mettre la musique en avant, celle qui peut changer le monde.
La situation reste extrêmement compliquée et je ne rentrerais pas plus dans les détails d’une part parce que je ne maitrise pas du tout le sujet et d’autre part, parce que ce n’est pas mon but ici de faire de la (géo) politique, je préfère parler uniquement de la musique. Mais si vous voulez en savoir plus, je vous conseille un article de Slate Afrique et un article du Monde sur le sujet.
En attendant, et pour vous donner une idée, voici quelques images sur un concert qu’ils ont donné dans le désert.
Et moi, c’est bien la musique que j’irai écouter ce lundi 23 juillet dans le petit théâtre de Fourvière.










