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My Brightest Diamond + Bon Iver : j’y étais
Si je vous ai parlé la semaine dernière de My Brightest Diamond et Bon Iver, ce n’est pas uniquement parce que les Nuits de Fourvière m’avaient donné la possibilité de vous faire gagner des places (je les en remercie encore), mais surtout parce qu’il s’agissait d’un concert que j’attendais beaucoup et que j’avais envie de vous faire partager. Et je dois dire que je n’ai pas été déçu (et j’espère que ceux qui y étaient non plus).
Le concert a commencé par My Brightest Diamond qui malheureusement était un peu perdue sur cette grande scène. Il faut dire qu’il faisait encore bien jour et que beaucoup de gens dans le public ne la connaissait pas. Ca a donc été un peu dur pour elle de nous faire entrer dans son univers décalé et fantasmagorique.
Pourtant, c’est dommage, car sa voix est magnifique et ses chansons plutôt entrainantes. Accompagné d’un batteur impassible mais visiblement très doué, et parfois de quelques musiciens, elle a alterné les registres et les costumes (masque en carton en forme de diamant, chapeau de fée à paillette, etc…), n’hésitant pas à gambader sur cette grande scène tant elle etait contente d’être là. Mais on sentait malgré tout que le public restait plutôt dans l’expectative. Peut-être que ce genre de concert serait plus adapté dans une salle plus intime, comme l’Epicerie Moderne, par exemple ? Cela n’a pas empêché les lyonnais de l’applaudir chaudement à l’issue de son set.

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Changement de plateau pour la tête d’affiche attendue ce soir, Bon Iver. La nuit est tombée, et les toiles de jute qui pendouillent au dessus de la scène depuis le début prennent enfin leur vrai visage grâce à de superbes effets de lumières : on se croirait dans une grotte au fin fond du Wisconsin, parée de dizaine de (fausses) bougies. Mais point d’ermite ici, car Justin Vernon est accompagné de 8 musiciens : 2 batteurs, 1 bassiste, 2 guitaristes dont un qui joue aussi du violon, 2 cuivres (trompette, cor, trombone) dont un qui joue aussi du clavier et l’autre parfois de la percussion, et 1 saxophoniste en la présence de l’immense Colin Stetson (dont je vous ai déjà parlé ici), armé de son célèbre saxophone basse (mais pas que, puisqu’il jouera également de l’alto et de la clarinette). Impossible de savoir si le violoniste est Owen Pallet (aka Final Fantasy qui joue avec Arcade Fire et The National), mais sachant que Justin Vernon aime s’entourer des meilleurs, c’est bien possible. Tous sont également mis à contribution pour faire les chœurs dans certaines chansons. Le public aussi, d’ailleurs, notamment sur la dernière.

On est donc loin de l’album qui, malgré la présence des cuivres et des percussions, est somme toutes beaucoup plus paisible. Ici, on est vraiment dans le réel, dans l’action et surtout dans le son qui nous prend aux tripes, magnifié par l’acoustique extraordinaire de ce cher amphithéâtre romain. On en prend plein la tronche (pas en décibels, ce n’est pas la question) et qu’est-ce que c’est bon !
Tout ceci alterné avec quelques chansons plus intimistes, dont un formidable Skinny Love interprété seul à la guitare.
Voici quelques extraits que j’ai réussi à capter :
Bref, un concert magistral qu’on ne regrettera pas.
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Et pour un autre point de vue sur cette soirée magique, vous pouvez lire le report de Soul Kitchen (qui est notamment illustrés de magnifiques photos de David Heang, légèrement meilleures que mes photos prises à l’iPhone
) ou celui de Toute Ouïe.
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En bonus, un Instagram que Bon Iver a pris quelques heures avant le show :

Et vous, vous y étiez ? Qu’est-ce que vous en avez pensé ?
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Bon Iver + My Brightest Diamond – Concours Inside
Aujourd’hui est un jour un peu spécial, car je vais vous parler de deux groupes dans le même article : Bon Iver et My Brightest Diamond. Je vous demande juste de patienter quelques minutes à la fin de l’article pour découvrir le lien qui les unit (même si les plus perspicaces auront déjà trouvé).
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Le premier groupe, Bon Iver (qui provient de l’expression française et se prononce donc comme un « bon hiver ») est en fait composé autour d’une seule personne, Justin Vernon. D’après la petite histoire, après une déception amoureuse, Justin Vernon s’est enfermé pendant 3 mois dans une cabane du nord du Wisconsin (dans la région des Grands Lacs). Il en est ressorti avec un des plus beaux albums du renouveau folk de ces dernières années, For Emma Forever Ago.

Repéré et encensé de toutes parts, et notamment par le site web faiseur de réputations Pitchfork, Justin Vernon sort en 2011 un nouvel album sobrement intitulé Bon Iver. Ce nouvel opus est beaucoup plus travaillé, avec par exemple la présence de cordes et de percussions, ainsi que l’utilisation de l’autotune pour modifier sa voix, mais reste toujours dans la même veine indie-folk dont il reste le chantre. Cet album sera classé meilleur album de l’année 2011 par Pitchfork et suite à ce succès, le maire de Milwaukee décide carrément de rendre le 22 juillet 2011 férié. Si ça c’est pas la classe ?
On ne compte plus ses nombreuses collaborations, de Kanye West à Bryce Dessner (The National), en passant par Colin Stetson (Arcade Fire, TV on the Radio, etc… ), Greg Leisz (guitariste de Wilco), James Blake, Lykke Li, etc… bref, un très grand musicien.
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Le deuxième groupe, My Brightest Diamond, est également composé autour d’une seule personne, Shara Worden. Cette multi-instrumentiste américaine est adepte du mélange des genres, de tous les genres. Du gospel, de la musique classique et du jazz que ses parents lui faisaient écouter, elle a gardé la précision et le lyrisme, mais en l’accolant au rock qu’elle a découvert à la fin des années 90 avec Sufjan Stevens à Brooklyn (berceau également de The National, Vampire Weekend, St Vincent, Beirut, etc…). Depuis, l’artiste touche à tout s’est assagie et a également rajouté la pop et le folk à son arc. Et son univers onirique s’est également enrichi.

En tant que musicienne prolifique, elle aussi a collectionné les collaborations, avec son mentor Sufjan Stevens, pour commencer, mais également avec David Byrne (ex Talking Heads), Fatboy Slim, The Decemberists ou d’autres artistes moins connus en France, ainsi que sur des compilations telles que Dark Was the Night, au profit de la recherche contre le sida.
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Bon, et alors, pourquoi je vous parle de ces deux artistes aujourd’hui selon vous ? Et bien tout simplement parce qu’ils partageront la même affiche lundi prochain (30 juillet 2012) aux Nuits de Fourvière. Vous vous en doutez, j’y serais et ça devrait plutôt être une très bonne soirée musicale.
Mais tenez vous bien, une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, les Nuits de Fourvière m’ont carrément donné 2 x 2 places à vous offrir. Oui, oui, vous avez bien lu.
Pour jouer, rien de plus simple, il vous suffit de me laisser un commentaire ci-dessous et je procéderais à un tirage au sort. Attention, le délai est assez court, puisque vous n’avez que jusqu’à vendredi 27 juillet à 12h pour participer. C’est parti !
(Et n’oubliez pas que mon concours sur le recyclage dure lui jusqu’au dimanche 29 juillet)
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Edit : le concours est terminé, les deux gagnants ont été prévenus, je vous mettais la copie d’écran des que possible, désolé pour les autres


