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Les gamins

30/04/2013 4 commentaires

Entre mes vacances (je vous en parle dès que j’ai fait un peu de tri dans mes milliers de photos :-(  ) et mes déplacements professionnels (je vous en parle aussi bientôt, indirectement), j’avoue que je suis un peu déconnecté de l’actualité ciné du moment. Le week-end dernier, j’ai donc voulu rattraper (une partie de) mon retard, et je suis allé voir Les Gamins, le film écrit par Max Boublil.

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En réalité, il a été co-écrit avec Anthony Marciano, qui a réalisé le film, mais l’humoriste étant plus connu, il est plus efficace de capitaliser sur le nom de Max Boublil, même si le premier avait également participé à l’écriture du one-man show du second.

Voici le synopsis, d’après Allo ciné : « Tout juste fiancé, Thomas rencontre son futur beau-père Gilbert, marié depuis 30 ans à Suzanne. Gilbert, désabusé, est convaincu d’être passé à côté de sa vie à cause de son couple. Il dissuade Thomas d’épouser sa fille Lola et le pousse à tout plaquer à ses côtés. Ils se lancent alors dans une nouvelle vie de gamins pleine de péripéties, persuadés que la liberté est ailleurs. Mais à quel prix retrouve-t-on ses rêves d’ado ?… »

Max Boublil, que je ne connaissais juste de nom, incarne avec brio ce personnage de jeune rêveur qui rentre dans le monde adulte. En face de lui, Alain Chabat est parfait dans le rôle du quinqua qui fait sa crise et veut tout envoyer balader. On retrouve avec plaisir son énergie débordante au profit de blagues de potaches qui font mouches à tous les coups, notamment grâce aux dialogues acérés. Le duo fonctionne à merveille et on peine à imaginer deux autres acteurs pour ces rôles tant la complicité  entre eux est visible.

Du côté féminin, Sandrine Kiberlain est formidable, toute en autodérision, dans ce personnage de hippie bobo, même si on ne lui donne pas du tout l’âge qu’elle est censée avoir (et pour cause, déjà qu’elle n’a que 45 ans dans la vraie vie, alors dans un film…) (mais je ne suis pas objectif, j’aime beaucoup Sandrine Kiberlain). Seule, la magnifique Mélanie Bernier est légèrement en retrait, mais c’est probablement dû au personnage de Lola, qui est finalement la seule réaliste (donc un peu austère, en raccourcissant) dans l’histoire.

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Les personnages secondaires sont également très bien trouvés et pimentent agréablement le film : une mini chanteuse hystérique, un dealer ado qui prend sa fonction très au sérieux (Thomas Soliveres, vu dans Intouchables), un diplomate iranien très francophone, etc..  Et enfin quelques participations de guests couronnent le tout.

En tout cas, j’ai beaucoup apprécié cette comédie dans laquelle il est assez facile de s’identifier (en tout cas pour un mec) : on a tous un jour envie de tout laisser tomber et de partir faire ce qu’on a vraiment envie, non ? Ce film est également très drôle et certaines scènes sont carrément hilarantes. On pense forcément aux frères Farrely (Mary à tout prix, Fous d’Irène, …) ou à Judd Apataw (40 ans toujours puceau, En cloqua Mode d’emploi, …), mais avec plus de finesse, sans tomber dans la vulgarité.

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Bref, une super comédie française que je vous recommande chaudement, par exemple au cas où il pleuve encore un peu ce week-end…

Voyez donc :

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Mais peut-être l’avez-vous déjà vu ? Ça vous a plu ? Et sinon, qu’est-ce que vous me conseiller pour rattraper mon retard de cinéma (pas loin de deux mois, quand même…)

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Ciné o’clock

Si vous me suivez régulièrement et/ou si vous aimez le cinéma et/ou tout simplement si vous habitez Villeurbanne, vous savez que le cinéma Le Zola est très actif et organise tout au long de l’année plusieurs festivals : court-métrages, cinéma ibérique et latino-américain et bien sûr cinéma britannique et irlandais avec le festival Ciné O’Clock.

Cette année, le festival se tiendra cette année du 2 au 10 février 2013 (2 jours de plus que les précédentes éditions).

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Au programme, comme d’habitude, grands classiques du cinéma (Tell me lies, …), films récents (Broken, Touristes, Jane Eyre, Anna Karenine, etc..), films cultes (Attack the block et Shaun of the Dead), avant-premières (Shadow dancer, Ill manors et Week-end royal), soirée spéciale Irlande (Le cheval venu de la mer), films pour enfants (La folle escapade le mercredi 6 et La ferme des animaux le samedi 9), court-métrages, blind test (DJ Harry Cover et DJ Stéphane), etc..

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Vous pourrez même tenter de gagner un week-end à Londres pour 2 personnes grâce à l’agence Nouvelles Frontières de Villeurbanne.

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Et comme d’habitude également, les tarifs sont vraiment cheap : 6,70 € pour le plein tarif

Vous trouverez toutes les infos et le programme sur le site internet du festival.

Et en attendant, voici un petit teaser :

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See you there ?

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Télé Gaucho

26/12/2012 8 commentaires

Si vous voulez aller au ciné pendant les fêtes, je vous conseille Télé Gaucho, le nouveau film de Michel Leclerc.

 Affiche Télé Gaucho - Michel Leclerc - Felix Moarin - Sara Forestier

Michel Leclerc a réalisé une petite poignée de films, peut-être vous rappelez-vous de son précédent, Le nom des gens. Dans ce film, Sara Forestier incarnait une jeune fille tellement militante qu’elle couchait avec des hommes de droite pour les convaincre de voter à gauche. Jusqu’au jour où elle tombe sur Jaques Gamblin qui ne comprend pas, puisqu’il a voté Jospin

Dans son nouveau film, la politique est une nouvelle fois abordée avec légèreté. Le film se passe à la fin des années 90, et il raconte l’histoire de Victor (Félix Moati, lumineux quoi qu’en disent les râleurs), passionné de cinéma qui décide  de laisser ses parents à Bures-sur-Yvette (d’où est originaire Michel Leclerc, soit dit en passant) pour aller vivre à Paris où il a décroché un stage dans une chaine de télé commerciale, genre TF1.

Mais un hasard en amenant un autre, voilà Victor embrigadé comme cameraman bénévole, puis chroniqueur pour une télé locale, Télé Gaucho donc, animée par une troupe de personnages hauts en couleur : on y trouve un anarchiste doux rêveur persuadé d’être le nouveau Ché Guevarra (Eric Elmosnino, génial), une féministe limite hystérique et militante à l’extrême (Maïwenn, la gouaille idéale), un chanteur improbable qui ressemble à une moitié de Pit et Rick (Adonis, qui existe vraiment), un ancien acteur porno qui veut toujours montrer sa bite (Zinedine Soualem), la fille quelque peu dérangée d’un croque-mort (Sara Forestier, superbe et bien déjantée), ainsi que quelques autres allumés dans le même genre.

Télé Gaucho

Télé Gaucho

Victor se laisse porter, faisant le grand écart entre sa carrière potentielle d’un côté, et les idéaux auxquels il adhère assez facilement avec ses amis de l’autre. Mais si les utopies partent souvent d’un bon sentiment, elles finissent souvent par se heurter à des réalités beaucoup plus concrètes, surtout avec le temps qui passe, l’âge qui augmente, les responsabilités, etc…

Télé Gaucho

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J’ai beaucoup aimé ce film que j’ai trouvé plein de légèreté. Beaucoup d’humour et de déconne, on est loin du film intello, rien de polémique et rien de véritablement politique, mais on est très loin des beauferies de Noël habituelles.

A noter pour la petite histoire que ce film est librement inspiré de Télé Bocal, une chaine de télé associative de la région parisienne à laquelle Michel Leclerc a justement participé au milieu des années 90s, et qui existe toujours. Elle est visible sur le canal 21 de la TNT (de 23h à 2h et le vendredi de minuit à 3h), ainsi que sur certaines boxes. De plus, comme dans le film, des projections sont organisées chaque dernier samedi du mois dans leur locaux du 20ème arrondissement de Paris. Plus d’infos sur leur site internet.

Télé Bocal

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Deuxième petite anecdote, le film est sponsorisé par la région Rhône-Alpes. Les images de Bures sur Yvette ont en fait été tournées à Thurins, au sud est de Lyon, et quand Victor emmène Clara au cinéma, c’est en réalité au Zola de Villeurbanne (dont je vous parle régulièrement). Ce n’est pas si étonnant, vu le caractère associatif de ce cinéma.

Bref, je vous le recommande donc chaudement en cette période où l’on veut se divertir sans avoir l’impression d’être pris pour un idiot ou un pigeon par la souris américaine.

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Le festival du film court de Villeurbanne (concours inside)

Après le concours  sur le concert de Crocodiles + Mensch (qui se termine le 15 novembre, je vous rappelle), voici un deuxième thème qui me tient à cœur : le cinéma. Et plus précisément le court-métrage. Il est vrai que les courts-métrages que je vous ai présentés étaient plutôt des films d’animations, mais on peut très bien en avoir des « classiques » (je ne sais pas comment on dit pas en film d’animation…).

Et c’est donc tout plein de courts-métrages que je vous invite à aller voir du 16 au 25 novembre à l’occasion du 33ème festival du film court de Villeurbanne organisé par le cinéma le Zola.

Les films sont regroupés par thèmes, comme par exemple pour La dernière longue nuit avant l’apocalypse (de 21h à  l’aube), ou encore la Croatie s’anime, les images poétiques, nouvelles formes – nouveaux films, les courts du réel, etc…

Le festival a également eu la bonne idée d’offrir une carte blanche à Carmen maria Véga (dont je vous parlais récemment ici). Ainsi, la chanteuse sera présente le lundi 19 pour vous présenter sa sélection de court-métrage. J’imagine qu’elle nous dira pourquoi elle a choisi ceux-là et que l’on pourra discuter avec elle.

Mais c’est aussi l’occasion de participer à une véritable compétition européenne qui regroupe 32 films sélectionnés parmi plus de 1 300 films inscrits ! L’occasion de rencontrer certains réalisateurs et les membres du jury, professionnels du domaine.

Il y aussi une compétition spéciale pour les films de lycéens option cinéma / audiovisuel, et une autres pour l’image virtuelle.

Il y a même une séance spéciale pour les enfants (à partir de 4 ans, le samedi 24 à 16h30).

A noter, certaines séances ont lieu à la Maison du Livre de l’Image et du Son ou encore à l’excellent bar (enfin pas que) Toï Toï le Zinc.

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Bref, il y en a vraiment pour tous les gouts. C’est toujours difficile de promouvoir un festival comme ça, car on y va souvent au pif, ne connaissant ni les auteurs, ni les réalisateurs, (et souvent encore moins les acteurs). Mais faites confiance aux professionnels qui organisent ce festival depuis 33 ans, ils savent ce qu’ils font.

Et n’hésitez pas à fouiller le programme très complet disponible sur le site internet du festival.

J’ai quand même repéré deux films, Logorama, qui a reçu l’Oscar du film d’animation en 2010 et le césar du meilleur court-métrage en 2011.

J’ai aussi vu sur le programme un filme intitulé La bifle (pour ceux qui ne connaissent pas, je vous laisse le plaisir de chercher, pas au boulot, de préférence…) mais j’avoue que je ne sais si c’est le film qui a inspiré le geste ou l’inverse…

Bon, passons aux choses sérieuses, le festival vous offre donc 5 x 2 places pour les séances de compétitions*. Pour gagner, encore une fois rien de plus simple, il vous suffit de mettre un petit commentaire ci-dessous. Encore une fois, ceux qui suivent mon blog sur facebook auront une chance supplémentaire (indiquez le dans les commentaires).

 Merci au festival et à l’agence Milk and Mint pour ce généreux cadeau.

Edit : Les invitations étant envoyées par la poste, la date de fin du concours est avancée au dimanche 11 novembre à minuit pour que vous les receviez à temps.

 * les invitations ne sont donc pas valables pour la séance d’ouverture, la carte blanche à Carmen Maria Vega, la Longue Nuit, ou la Clôture et la projection des films primés.

Edit : voici le résultat du tirage au sort

Wrong

30/09/2012 3 commentaires

Si on peut être certain que Ionesco et Beckett sont des grands maitres du théâtre de l’absurde (La cantatrice chauve, Les chaises, Rhinocéros, En attendant Godot, etc…), je pense que Quentin Dupieux est un sérieux candidat en ce qui concerne le cinéma de l’absurde (ça existe, ça ?) Ah oui, tiens, mais je ne voyais pas ça comme ça…)

L’année dernière, je vous avais parlé ici (plutôt brièvement, je me rends compte aujourd’hui…) de son précédent film, Rubber, qui était, comment dire ….décalé. Et en décembre, je vous avais montré un petit teaser de son nouveau film, Wrong.

 

Pour ce film, Quentin Dupieux revient avec encore un film américain, toujours dans l’absurde, mais plus construit, plus travaillé, où l’absurde ne se cache pas vraiment dans le pitch (encore que) qui tient en une phrase : un matin à son réveil, Dolph Springer se rend compte que son chien Paul n’est plus là et comme ce n’est pas normal, il part à sa recherche.

Non, l’absurde se cache ici dans une multitude de situations ou de petits détails : le réveil qui passe de 7:59 à 7:60, le palmier facétieux (tout comme le jardinier), le bureau de Dolph légèrement « humide » et hostile, un voisin qui fait du jogging (ou pas), un détective très consciencieux, un peintre en voiture entreprenant, etc…

 Difficile d’en dire plus sans dévoiler l’intrigue et les nombreux rebondissements, alors je m’arrêterais là.

Un humour malgré tout assez subtile, une réalisation parfaite, une lumière magnifique une splendide BO composée par le musicien Tahiti Boy et évidement Mr Oizo himself (le nom de musicien de Quentin Dupieux pour toi qui a eu la flemme d’aller lire l’article sur Rubber. Mais si, mais si, ne dis pas non, je le vois bien dans les stats…), disponible chez Ed Banger.

Bref, vous l’aurez compris, j’ai beaucoup apprécié ce film plus abouti que le précédent et qui mériterait très sérieusement plus de visibilité qu’il n’en a.

Allez hop, bande-annonce :

Mais dépêchez-vous d’aller le voir, il se pourrait qu’il ne rester pas très longtemps à l’affiche.

Du vent dans mes mollets

Je crois que je vous l’ai déjà dit, mais j’ai toujours du mal à écrire sur les films. Pourtant, il y en a souvent que je voudrais vous recommander, comme récemment le magnifique Laurence Anyways dont je voulais vraiment vous parler, mais je ne sais pas pourquoi, je n’y arrive pas.

Je n’arrive pas à trouver des tournures intéressantes. A part « j’ai bien aimé », « c’était super », « c’était génial » et autres niaiseries. Peut-être peur de paraitre ridicule, notamment par rapport aux critiques cinéma plein de références que je suis incapable de repérer ou plein de comparaisons que je suis incapable de faire.

Moi je suis juste un amateur, mais aujourd’hui, je vais me forcer et je vais essayer de vous motiver à aller voir Du vent dans mes mollets.

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Nous sommes en 1981 dans une petite ville de campagne tranquille. Entre sa mère juive qui la couve et la gave de boulettes, son père rescapé d’Auschwitz et sa grand-mère qui partage sa chambre suite à son AVC, difficile pour Rachel, 9 ans de s’épanouir et de se libérer de ses petites angoisses. Jusqu’au jour où elle devient amie (sa seule amie) avec Valérie, petite fille délurée à la mère célibataire. L’équilibre très précaire du cocon familial routinier va alors se bouleverser et les certitudes de chacun seront ébranlées.

 

On est clairement danse la comédie dans ce film basé sur l’histoire vraie de Raphaële Moussafir. Elle a commencé par en faire un one-woman show, puis devant le succès en a écrit un roman, lui-même adapté en BD. Pour le film, elle a travaillé avec la réalisatrice Carine Tardieu.

Mais comédie ne signifie pas nécessairement potacherie, ni mièvrerie. Ici on est dans la comédie des petits détails (observez bien les affiches chez la psy et chez l’ophtalmo !) et des souvenirs de l’enfance, notamment pour les trentenaires qui retrouveront par exemple les jeux de leur enfance. Mais ici, sa force c’est que la comédie n’est pas non plus détachée du réel et des difficultés de la vie : l’amitié, l’amour, le mépris, la différence, la mort,  etc…

Les acteurs (Agnès Jaoui, Denis Podalydès, Isabelle Carré) sont formidables et notamment les deux petites filles dont la complicité se voit à l’écran, en particulier quand elles jouent ensemble. La musique est également très bien choisie, qui rappelle à nouveau des souvenirs d’enfance, mais je ne vous en dis pas plus.

On se regarde la bande annonce ?

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Si vous voulez passer un bon moment, je vous recommande chaudement ce film… en attendant de lire la BD que vous recommanderais peut-être également…

To Rome with Love

05/08/2012 8 commentaires

Je dois vous avouer quelque chose : si j’aime beaucoup aller au cinéma, je pense que je manque cruellement de culture cinématographique. Peut-être pour la simple raison que si j’adore aller voir un film au ciné, j’ai toutes les peines du monde à rester concentré devant un DVD. Du coup, il y a plein de super films pas nécessairement très vieux que je n’ai pas vus.

Et les films de Woody Allen ne dérogent pas à la règle. J’ai bien aimé Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu, j’ai beaucoup aimé Whatever works, j’ai adoré Vicky Cristina Barcelona, mais je n’ai pas vu Match Point, Le sortilège du scorpion de jade, la rose pourpre du Caire ni même Manhattan ou Annie Hall (pas taper, Philippe….).

Pour son dernier film, To Rome with Love, Woody Allen a continué sa tournée promotionnelle européenne. Après Londres, Barcelone et Paris, voici notre névrotique new-yorkais préféré qui débarque à Rome avec ses valises et ses acteurs.

Je vous ai mis l’affiche italienne que je trouve bien plus jolie que l’affiche française

Je ne suis jamais allé à Rome (juste voyagé à travers quelques blogs comme chez chocoladdict, par exemple), mais bonjour les clichés. D’après Woody Allen, Rome n’est constitué que de beaux monuments, de ruines, de quartiers piétons tranquilles avec de la vigne qui pend. Les hommes sont beaux et athlétiques, les femmes sexy et volages et tout le monde mange des pâtes ou de la pizza.

Le scénario ? Il n’y en a pas vraiment comme souvent chez Woody Allen, mais ce n’est pas grave quand la galerie de personnages est intéressante et/ou nous fait réfléchir. Ici ce n’est pas le cas, avec ces quatre histoires sans intérêt et auxquelles on ne croit pas une seule seconde. D’abord, un couple de jeunes américain étudiants en architecture (qui habite dans un magnifique loft dans une maison en pierre, mais passons) perturbés par l’arrivée d’une amie croqueuse d’hommes (un bon point pour Alec Baldwin dans le rôle de la conscience). Ensuite ; un couple d’italiens de la compagne qui débarquent à la ville et succombent, lui à une call girl débarquée par erreur et elle à  un acteur adultère. Puis on assiste à la rencontre d’une touriste américaine avec un bel italien. Ils décident de se marier, le père de l’américaine (joué par Woody Allen) débarque et veut à tout prix monter un opéra avec le père de l’italien qui malheureusement en chante bien que sous la douche (un petit sourire pour cette scène). Et enfin, l’histoire pas du tout subtile d’un italien moyen qui devient subitement célèbre sans raison. On l’interroge sur ses moindre faits et gestes, jusqu’au jour où les gens s’intéressent à quelqu’un d’autre.

Côté acteurs, j’ai trouvé Alec Baldwin très bon dans son petit rôle (l’expérience, probablement), Woody Allen et Roberto Begnini fidèles à eux-mêmes (à vous de voir ce que vous en pensez), et Jessie Eisenberg très mauvais (surtout au début, une catastrophe). Les américaines (canadiennes en fait) Allison Pill et Ellen Page sont sexy à souhait, tout comme Penelope Cruz, mais ça ne fait pas tout.

Peut-être que Woody Allen a voulu rendre un hommage au cinéma italien, avec notamment toute une ribambelle d’acteurs et d’actrices italiennes cités (je ne sais même pas s’il s’agit de vrais acteurs), mais comme dit plus haut, ma culture cinématographique ne m’a pas permis de le repérer.

Bef, je pense que ce n’est pas un bon film (ça on ne peut pas dire), mais peut-être pas un mauvais film non plus. En fait, c’est juste un film insignifiant, inutile, quoi.

On se regarde la bande annonce quand même ?

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Et vous, vous l’avez vu ? Qu’est-ce que vous en avez pensé ?

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La part des anges

28/07/2012 8 commentaires

Quand on pense à Ken Loach, on pense nécessairement à la misère sociale en Angleterre. C’est en effet son sujet de prédilection dans la plupart de ses films. Parmi les plus connus, on peut citer Route Irish, Looking for Eric, Le vent se lève, Bread and Roses, My name is Joe, Land and Freedom, etc…

Pourtant avec son dernier film, la Part des anges, récompensé par le Prix du jury au dernier festival de Cannes, on est plus dans le registre de la comédie que dans le drame dont l’anglais nous avait habitué.

Cela commence pourtant plutôt mal : on assiste à une séance de jugements au tribunal. Ils ne se connaissent pas, mais pour différents délits plus ou moins graves, quelques jeunes écossais de milieu défavorisé de Glasgow se voient attribués des heures de travaux d’intérêt général. C’est notamment une chance pour Robbie qui a évité la prison de justesse à quelques jours de devenir père du haut de sa vingtaine. Mais tout n’est pas rose non plus, car si la paternité calme en partie ses humeurs agressives, il faut dire qu’il est constamment harcelé par une autre bande qui ne cherche qu’à le tabasser, ainsi que par sa belle famille qui le considère comme un moins que rien (dont son beau-père qui n’hésite pas à lui proposer 5 000 livres pour qu’il quitte la ville à tout jamais).

Mais sa chance viendra d’Henri, son éducateur, qui, animé par son sens de l’humain, prend Robbie sous son aile et lui inculque notamment le gout du (très) bon whisky. Le jeune garçon se révèle avoir un certain talent sur le sujet, mais comment l’exploiter ?

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Pour votre culture personnelle, le titre fait référence à cette expression qui désigne la partie d’un fut d’alcool qui s’évapore pendant le vieillissement.

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Je ne vous raconte pas la suite pour ne pas vous spoiler le film, mais sachez juste que c’est au final une comédie très sympathique. Ce n’est probablement pas le film que l’on retiendra de Ken Loach, mais on y passe ma foi un très bon moment et je vous le recommande chaudement.

Une petite pensée également pour l’accent écossais qui est, il faut bien l’avouer, très difficilement compréhensible pour les oreilles non habituées.

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Et pour les fans de Ken Loach, sachez qu’il recevra le Prix Lumière lors du prochain festival du même nom qui se déroulera à Lyon du 15 au 21 octobre 2012.

 

Et vous, vous l’avez vu ce film ? Qu’est-ce que vous en avez pensé ?

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The Clock

01/07/2012 4 commentaires

Vous avez peut-être entendu la nouvelle aux infos : hier soir, le 30 juin 2012, la dernière minute de la journée a comporté 61 secondes. Oui, vous avez bien lu, 61 secondes.

Cela s’appelle une seconde intercalaire, et pour faire simple, il s’agit d’ajuster le Temps Universel Coordonné (le fameux UTC, nouvelle dénomination de l’heure GMT depuis 1972, quand même !!) au Temps Universel, qui lui, est basé sur la position de la Terre par rapport aux étoiles, et qui est beaucoup plus aléatoire. La dernière a par exemple été ajoutée le 31 décembre 2008. Vous trouverez toutes les précisions que vous voulez sur wikipedia.

Mais pour moi, c’est l’occasion de revenir sur The Clock, un film dont je voulais vous parler depuis l’année dernière, mais je n’avais pas trouvé le temps (et ce n’est pas avec une seconde grappillée par-ci, par-là que ça va s’arranger…)

 

The Clock est l’œuvre de Christian Marclay, pour laquelle il a reçu le Lion d’or du meilleur artiste à la biennale d’art contemporain de Venise en 2011. Le musicien et plasticien est né en suisse, mais il a vécu la majeure partie de sa vie aux États-Unis et habite maintenant à Londres.

Son travail est en grande partie basé sur le son, et certains le considère même comme l’inventeur inconscient du turntablism (l’art de créer de nouveaux sons à partir de disques vinyles, comme le font Birdy Nam Nam ou C2C par exemple).

Ici, il s’agit d’une vidéo de 24 heures, composées d’environ 3 000 extraits de films sur lesquels ont voit le temps s’égrainer. La performance réside dans le fait que les extraits sont synchronisés sur le temps réel. Si les consignes de l’artistes sont respectées, la vidéo doit être projetée à partir de 00h04. A partir de là, s’il est midi à votre montre, il est midi dans le film, etc…

 

Avec cette œuvre, l’artiste souhaite questionner le rapport au temps par l’intermédiaire notamment de la bande son, mélange de tic-tac incessants et de bruitages rajoutés aux sons des films qui ont servi de matière première.

Allez, petit jeu, saurez-vous reconnaitre les acteurs ou les films utilisés dans le début de l’œuvre ?

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Indian Palace

10/06/2012 5 commentaires

Je n’avais pas particulièrement prévu d’aller voir Indian Palace, car il y a pas mal de films que je voulais voir qui sont sorti ces derniers temps, et trop peu de temps libre dans mon agenda de ministre (et c’est pas fini, avec tous les supers concerts à venir…) et celui-ci n’était pas dans mes priorités.

Mais quand on m’a proposé d’y aller, j’ai accepté avec plaisir, car cela m’avait quand même tout l’air d’un film sympathique.

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Indian Palace (The Best Exotic Marigold Hotel en VO) est l’histoire de 7 anglais qui décident, au crépuscule de leur vie, de partir en Inde, dans un palace de Jaipur qui promet monts et merveilles aux anciens. Chacun a de bonnes raisons d’y aller : pour retrouver un amour perdu, pour rebondir après le décès d’un proche, pour se faire opérer de la hanche, pour trouver un partenaire, parce qu’ils n’ont plus beaucoup d’économies, etc… Bien évidemment, ce qu’ils vont trouver à l’arrivée n’est pas franchement à la hauteur de leurs espérances… Mais peut-être trouveront-il plus ?

Le film fait bien entendu penser à Slumdog millionnaire – un des rares films qui se passent en Inde, malgré tout – ne serait-ce qu’à cause du héros principal, Dev Patel, ici en jeune directeur d’hôtel qui essaie de lutter contre les traditions familiales séculaires en Inde. Les vieux acteurs (68 ans de moyenne apparemment) bankables à souhait (Judi Dench, Bill Nighy, Maggie Smith, Tom Wilkinson, excusez du peu) vivent leur maturité avec passion et découvrent bien plus qu’ils s’y attendaient, notamment sur eux. Sur la vie, quoi.

 Bande-annonce :

Je suis peut-être encore un peu jeune pour ce genre de films, car je n’ai pas encore assez vécu pour pouvoir me retourner et constater l’étendu des dégâts de ma vie (oui, j’aime à penser que je suis encore jeune :-) ). Je n’ai donc probablement pas apprécié pleinement le film, mais j’ai quand même passé un très bon moment.

Bien sûr, ce film est très lisse, il est cousu de fil blanc et sent la guimauve et le bon sentiment à plein nez. Et il donne une image idyllique de l’Inde, loin de Slumdog Millionnaire, justement. On n’y voit à peine les côtés négatifs de l’Inde, telle que la saleté, la pauvreté, les maladies, les castes, etc.. et l’accent est plutôt mis sur les côtés positifs : la lumière, les couleurs, la générosité des gens, etc… Tant de chose qui d’après ceux qui y sont allé existent réellement. Et qui a ravivé mon désir latent d’aller y faire un tour un jour.

Avant d’avoir l’âge des acteurs, j’espère : – )

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