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Métropolisson
Ca fait au moins un an que je veux vous présenter la série de photos intitulée Métropolisson, qui date en fait des années 90. Et là, bing, voilà-t-y pas qu’elle est justement exposée en ce moment ! Bon, ok, c’est à Paris et ça se termine demain, mais quand même, c’est en ce moment :-)

Pour cette série, le photographe Janol Apin (c’est peut-être un pseudo ?) a décidé de mettre en scène des stations du métro parisien en se basant sur leur nom. C’est plein de jeux de mots ou de références, c’est drôle, c’est poétique et en plus c’est beau. Bref une idée lumineuse comme tout le monde rêve d’en avoir un jour.
D’autres photos sont visibles sur son site internet (il y en a plus de 100 rien que dans cette série !) ou sur sa page facebook.
Et si vous voulez les avoir chez vous, sachez qu’il existe également un livre sorti en 2009 (mais a priori épuisé).
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Qu’est-ce que vous en pensez, ça vous plait ? Vous auriez des idées pour Lyon, par exemple ? (ou votre ville pour ceux qui habitent ailleurs)
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Des filles et des garçons partout
Les expositions dont tout le monde parle sont souvent dans les grands musées ou les galeries qui ont pignon sur rue, et souvent aussi dans les grandes villes. Pourtant des acteurs de la filière culturelle actifs, il y en a un peu partout, c’est juste qu’ils ne pas toujours très visibles, principalement par manque de moyens pour communiquer. Et c’est là que les gens comme moi interviennent.
Aujourd’hui, je vais donc vous parler d’une exposition qui a lieu non pas dans un musée ou une galerie, mais dans une médiathèque, et non pas à Lyon mais dans la banlieue (horreur…), à Décines (ça va, c’est accessible par le tram, c’est pas le bout du monde non plus).

L’exposition Des filles et des garçons partout a été imaginée par la plasticienne Carole Chaix. Je dis plasticienne, car cette artiste touche à un peu tout les mediums : littérature, illustration (notamment jeunesse), dessin, collage, sculpture, installation, etc… A travers les nombreuses pièces très différentes présentées un peu partout à l’étage de la médiathèque (localisée dans le même bâtiment que le Toboggan), elle nous interroge sur sa thématique favorite qu’elle a déclinée en plusieurs livres : les filles et les garçons. Nos différence, nos points communs, comment vivre ensemble, etc… des sujets complètement d’actualité, auprès des petits comme des grands.




On trouve également quelques éléments basés sur des autres sujets qui lui tiennent à cœur, comme par exemple le cinéma (avec notamment l’album Paradiso inspiré du film Cinéma Paradiso) ou encore l’Italie.

L’expo dure jusqu’au 30 mars et la médiathèque organise également des événements autour, comme par exemple des visites commentées (à partir de 6-8 ans):
- mercredi 27 février à 16h à la suite de la projection du film Rebelle
- vendredi 8 mars à 18h à l’occasion de la journée de la femme
- mercredi 20 mars à 11h à l’occasion de la journée portes-ouvertes du Toboggan
Carole Chaix viendra également en personne pour
- rencontrer des classes de primaire le vendredi 29 mars
- dédicacer ses livres le vendredi 29 mars de 17h à 19h
- une performance dessinée participative le samedi 30 mars à 11h

(Beaucoup) plus d’infos sur Carole Chaix (photo, interview, etc…) et sur l’exposition sur le site internet de la médiathèque de Décines ou leur page facebook.
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Soulages XXIe siècle
Cette période de congés de Noël m’aura permis de rattraper partiellement mon retard sur les expos lyonnaises. Je vous aurais volontiers fait un retour sur l’exposition Cage’s Satie présentée par le Musée d’Art Contemporain, malheureusement, l’expo se termine demain (dimanche 30 décembre) et il y aurait beaucoup à dire, mais plutôt avant de voir l’expo, pour vous préparer, en quelque sorte. En effet, il s’agit d’une exposition assez difficile d’accès et y aller sans un minimum de préparation était du pur masochisme intellectuel tant la muséographie est mal adaptée au grand public.
Non, je vais plutôt vous parler d’une expo que vous avez encore un peu de temps pour aller voir (mais ne tardez pas trop non plus), il s’agit de l’exposition Soulages XXIe siècle présentée par le Musée des Beaux Arts de Lyon jusqu’au 28 janvier 2013.

Pierre Soulages, vous en avez forcément entendu parler, et vous avez forcément vue une de ses œuvres tant l’homme est incontournable dans le paysage artistique français. Né en 1919 à Rodez, il a su très tôt qu’il voulait devenir un artiste, mais déçu par son court séjour à Paris où il fréquente l’école des beaux-arts, il rentre rapidement dans sa région natale.
Ce n’est qu’après la guerre qu’il revient à Paris, où ses toiles noires à base de brou de noix se heurtent d’abord à la critique. Il faudra plusieurs années pour que ses œuvres figurent dans des expositions, d’abord petites, puis collectives, d’envergure grandissante, pour finir dans les années 50 et 60 dans les plus grands musées du monde : Guggenheim ou MoMA à New York, Tate Modern à Londres, Musée national d’Art Moderne de Paris, etc…

Mais c’est à partir de 1979 que l’œuvre de Soulages va prendre un tournant décisif. Son travail sur le noir s’enrichit des notions importantes de relief, de sillons, de marques, de volume, etc… bref, de véritable matière et texture. Son matériau n’est alors plus la peinture, mais la lumière qui se réfléchit dans cette peinture, relevant ainsi toute la puissance de l’œuvre. C’est ce que Soulages appelle l’outre-noir, son thème de prédilection depuis lors. Quand le spectateur se déplace devant le tableau, celui-ci change d’aspect en fonction de la lumière, devient presque vivant.

Dans l’exposition du Musée des Beaux Arts, la plupart des œuvres présentées sont des travaux récents qui datent des années 2000 (d’où le nom de l’exposition), période où l’artiste a pris un nouveau virage. Après avoir utilisé exclusivement de la peinture noire, voici maintenant qu’il la contraste avec de la peinture blanche, mais toujours avec la même idée de texture et d’œuvre changeante en fonction de la lumière.
Au deuxième étage, sont présentées 7 œuvres déjà présentées à Lyon en 1991 à l’occasion de la première biennale d’art contemporain. Chaque œuvre réutilise un élément (forme géométrique, balayage, etc…) de la précédente, créant ainsi une unité pour le spectateur attentif. D’ailleurs, je vous suggère de vous asseoir dans cette pièce et de prendre le temps de vous imprégner de ces œuvres qui invitent à la méditation. On y voit alors plein de symboles qui apparaissent petit à petit : la mer, l’horizon (élément très important pour Soulage, comme en témoigne la super villa qu’il a fait construire sur les hauteurs de Sète, d’où est originaire sa femme), la pluie, les champs, etc…

Vous pourrez également voir un extrait du film Agnès de ci, de là Varda, dans lequel Agnès Varda va à la rencontre d’artistes et notamment Pierre Soulages, chez lui à Sete.
Si, pour être honnête, je n’ai pas trop accroché à certaines œuvres (celles avec du blanc en fait, ou avec des marques trop prononcées qui me faisaient penser à des persiennes…), j’en ai tout de même beaucoup apprécié d’autres (notamment les 7 tableaux du 2ème étage).
Plus d’informations sur l’exposition sur le site du Musée des Beaux art et plus d’informations sur l’artiste sur le site internet qui lui est dédié.
Il existe également une application sur smartphone, mais je n’ai pas eu le temps de la tester.
Pour information, sachez encore qu’un musée Soulages doit ouvrir ses portes à Rodez en mai 2014.
Petit bonus : deux chouettes dessins que j’ai trouvé sur un blog que je viens de découvrir.
Je vous invite donc à aller visiter cette exposition (jusqu’au 28 janvier, donc), ne serait-ce que parce qu’il n’est pas si courant d’avoir des expos sur des artistes de cet envergure à Lyon.
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Fiat Flux : La nébuleuse Fluxus 1962-1978 (concours inside)
Après, la musique et le cinéma, voici un autre thème qui m’est cher,, même si je n’en parle pas tant que ça, les expositions. Et aujourd’hui, je vais vous faire gagner des entrées pour l’exposition « Fiat Flux : La nébuleuse Fluxus 1962-1978 » qui se tient au Musée d’Art Moderne de Saint Etienne Métropole jusqu’au 27 janvier 2013 (mais non, ce n’est pas loin Saint Etienne)

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Je vous vois tout de suite sceptique, non ? Et bien détrompez-vous et essayons de démystifier un peu ça ensemble, si vous le voulez bien.
Fluxus est un mouvement artistique considéré comme l’un des plus importants de la seconde moitié du XXème siècle. Il est en fait né à la fin des années 50 de l’initiative de jeunes artistes influencés par le dadaïsme (Marcel Duchamp, André Breton, Louis Aragon, etc…), John Cage (je vous en avais parlé ici et là, et je vous invite à aller voir l’exposition qui lui est actuellement consacrée au Musée d’Art Contemporain de Lyon) et la philosophie zen.
En 1961, George Macunias ouvre une galerie à New York dans laquelle il organise des performances (plutôt rares à l’époque), basées notamment sur des concerts de musique contemporaine ou des expositions d’œuvres de ses amis les musiciens John Cage, La Monte Young et George Brecht (dont des œuvres sont également présentées au MAC en ce moment), le philosophe et musicien Henry Flynt, l’écrivain Dick Higgins, ou encore la plasticienne Yoko Ono.

En 1962, George Macunias s’installe en Allemagne et fonde officiellement avec ses amis le groupe Fluxus, que rallieront rapidement des dizaines d’artistes du monde entier, ravis de trouver enfin un souffle de liberté décomplexant.
Car même si, comme dit l’artiste Robert Watts, « l’essentiel, avec Fluxus, c’est que personne ne sait ce que c’est », ce qu’il y a de sûr, c’est qu’il permet d’abolir les cloisons des différentes catégories d’art et « durant vingt ans, malgré les scissions et les exclusions, Fluxus restera fidèle à son utopie de départ : par un humour dévastateur et provocant, faire littéralement exploser les limites de la pratique artistique, abolir les frontières entre les arts et construire un lien définitif entre l’art et la vie. » (source wikipedia)
En France, Fluxus est représenté notamment par Ben Vautier (plus connu sous le nom de Ben dont vous avez probablement vu l’exposition au MAC en 2010), George Brecht ou Robert Filliou.

L’exposition présentée au Musée d’Art Moderne de Saint Etienne Métropole s’intitule la nébuleuse Fluxus, car il peut paraitre paradoxal de présenter dans un musée des œuvres (plus de 200 quand même) d’artistes qui s’évertuaient justement à se détacher de l’œuvre en elle-même et de sa représentation dans un musée au profit de la performance, de l’ »event ». Alors, cette exposition est elle une exposition sur Fluxus, ou tout simplement une exposition Fluxus ? J’espère que vous aurez la curiosité d’aller la visiter et de vous faire votre propose idée. Qu’est-ce que vous en dites ?

Wolf Vostell – Fandango (1975)

La joconde est dans les escaliers – Robert Filliou
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En tout cas, pour vous aider, le Musée d’Art Moderne de Saint-Etienne Métropole vous offre 2 x 2 entrées pour l’exposition qui cours jusqu’au 27 janvier 2013. Comme pour les précédents concours, il vous suffit de laisser un petit commentaire, et ceux qui suivent ma page facebook ont une chance de plus (indiquer le dans les commentaires).
Concours terminé.
Merci au musée pour les entrées.
Pour aller plus loin sur le mouvement Fluxus, vous pouvez également aller sur le site 4T Fluxus.
Pan-eau-rama
Si vous êtes passé récemment place Bellecour à Lyon, vous avez peut-être aperçu ces grandes bâches avec des photos pixelisées dessus. En fait, si ce n’est déjà fait, vous auriez tout intérêt à vous rapprocher et à passer de l’autre côté, pour admirer l’exposition (gratuite) intitulée Pan-eau-rama.

A l’intérieur, le photographe Thierry Bazin a disposé 500m linéaires de magnifiques photos panoramiques représentant 4 km de rives, de berges et de quais du Rhône et de la Saône (sans oublier également les ponts). Les panneaux sont disposés de manière à représenter la géographie des cours d’eau, en reproduisant les différents méandres.

Ainsi, en déambulant paisiblement à l’intérieur de l’installation géante, c’est un peu comme si on faisait une croisière sur chacun des 2 cours d’eau de notre chère ville. C’est assez plaisant de voir des endroits bien connus d’un point de vue inattendu, et on prend plaisir à chercher des repères, tels que son immeuble ou celui d’amis, son travail, etc…


Par contre dépêchez-vous, l’exposition ne sera en place que jusqu’au 12 août (c’est dommage, d’ailleurs)
Si vous n’avez pas le temps d’y aller, les photos sont visibles sur le site de Thierry Bazin, mais elles sont quand même plus jolies en vrai.
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Le Voyage à Nantes
Vous vous rappelez il y a quelques semaines, je vous parlais de la tournée Only Lyon On Tour avec notamment son bus promotionnel. Peut-être avez-vous aperçu ce week-end sur la place de la République une installation du même style mais légèrement plus petite. De la taille d’un van pour être précis.

Van, car ce sont les initiales de Voyage à Nantes. C’est en effet ce que vous propose Nantes Tourisme, l’office du tourisme de Nantes Métropole (les cousins océaniques du Grand Lyon, en somme).
Mais le Voyage à Nantes, c’est quoi au juste ? Laissons Jackie Berroyer nous l’expliquer :
Vous y voyez plus clair ? Comment ça non ? Alors laissez-moi essayer de vous expliquer
Le Voyage à Nantes, c’est un événement basé autour de la culture au sens large et qui se déroulera du 15 juin au 19 août. Pendant cette période, toute la ville sera enveloppée dans cette atmosphère complètement décalée.
Au programme, une multitude de spectacles (dont le nouvel opus de la star locale, la compagnie Royal Deluxe dans la cour du Château des Ducs de Bretagne), des concerts (dont Steve Reich), des expos un peu partout (notamment des photos de Nantes vu par 5 artistes), des constructions et des lieux éphémères (dont une crêperie géante de 1 200 couverts, ou encore le nid d’une oie géante qui servira de restaurant sur le toit de la Tour de Bretagne), la collection de l’artothèque et du musée des beaux-arts répartie chez les commerçants, un manège de 25 m de haut avec des étages symbolisants les fonds marins, des soirées gastronomiques surprises, des mini-conférences de savoirs incongrus, une croisière clubbing, etc, etc..

Bref un joyeux bazar artistique que la ville de Nantes souhaite bien accrocher à son palmarès culturel, et qui viendra se rajouter aux fameuses Machines de l’Ile ou aux œuvres pérennes accumulées le long de l’estuaire de la Loire au gré des Biennales de l’Estuaire, ainsi qu’au plus traditionnel Château des Ducs de Bretagne et au Mémorial de l’Abolition de l’Esclavage.

Cette fois vous voyez mieux ? Personnellement, je ne suis jamais allé à Nantes, mais là, j’avoue que ça me donne vraiment super envie.
En plus, ils ont fait des supers partenariats avec Air France pour des vols Lyon-Nantes à partir de 50€ l’aller, ainsi qu’avec la SNCF (1 billet de train acheté = 1 offert).
Si je ne vous ai pas encore entièrement convaincu, sachez que l’équipe du Voyage à Nantes est encore présente ce dimanche 13 mai à Lyon, place de la République. N’hésitez pas à aller les voir (en plus je crois qu’il y a un voyage à gagner).
Le programme complet sera dévoilé sur le site internet le 15 mai.
Et vous, vous connaissez Nantes ? Qu’est-ce que vous en pensez de ce voyage ? Ça vous donne envie d’y aller ?
Quand les livres s’amusent
Dimanche dernier, j’avais enfin décidé d’aller voir l’expo de Robert Combas au Musée d’Art Contemporain de Lyon, mais vu qu’il pleuvait, je n’étais pas le seul à avoir eu cette idée. Je n’avais aucune envie de faire 1h de queue, et j’ai donc abdiqué pour cette fois…
Comme on était parti pour faire un musée, on a décidé de se rendre au Musée de l’imprimerie, dans le 2ème arrondissement de Lyon. Je dois bien vous avouer que je n’avais jamais mis les pieds dans ce musée (et j’ai comme le sentiment que vous non plus, je me trompe ?), pourtant, il renferme des trésors sur un sujet malgré tout assez intéressant.
La collection permanente est très grande (on n’a pas eu le temps de tout voir) et elle parcourt tout l’historique de l’imprimerie, des débuts de l’écriture avec des spécimens de papyrus ou de toile étrusque (et même un bout des tables claudiennes, oui, oui, comme la rue..), aux machines modernes (enfin semi-modernes), en passant par les presses utilisées avec des coins en forme de lettre (vous savez, comme dans Lucky Luke).

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Mais ce qui nous amenait ce jour-là, c’était plutôt l’exposition temporaire sur les livres animés : Quand les livres s’amusent, magie et surprises des livres animés d’hier et d’aujourd’hui.
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On ne dirait pas, mais il en existe de toutes formes et depuis pas mal de temps (le premier date du XIVème siècle il me semble), comme ce traité sur les horloges solaires qui date de 1624 :

Il sont classés en plusieurs catégories. Les Livres à systèmes (tirettes) sont les plus simples et les plus connus, mais il existe aussi les livres pop-up comme les livres théâtres :

Il y a aussi les mélis-mélos bien connus des enfants, où l’on peut choisi par exemple une tête, un corps et des pieds pour créer un personnage de toutes pièces.

Mais dont le principe a été repris par Raymond Queneau pour son livre Cent mille milliards de poèmes :

Il y a également les carrousels :

Ou encore les livres tunnels :

Les artistes ont aussi utilisé ce système, comme par exemple le poème perpétuel La rose et le chien, de Tristan Tzara et Pablo Picasso :

Ou encore de véritables œuvres d’art comme ce petit livre panormaique sur New York :

Ou encore les œuvres de l’artiste UG (Philippe Huger):

Bref, une expo plutôt bien achalandée et super intéressante sur laquelle j’emmétrais quand même deux petites réserves. La première, c’est sur la scénographie de l’expo qui n’est parfois pas très bien étudiée (il faut parfois se baisser très bas pour voir certains livres, et surtout il manque parfois de lumière).
La deuxième, c’est que tous ces beaux livres sont enfermés dans des vitrines et ça, c’est super frustrant !! (même si je comprends bien que ça les abimerait trop)
L’expo se tient donc au Musée de l’imprimerie de Lyon, jusqu’au 24 juin.
13, rue de la Poulaillerie
69002 Lyon (métro Cordeliers)
Les enfants terribles
18/12/2011
Ça faisait un moment que je voulais aller voir l’exposition Les enfants terribles qui se tient depuis mi-septembre au Plateau, l’espace d’exposition du nouveau bâtiment de la région Rhône-Alpes à la Confluence et j’ai enfin pris le temps aujourd’hui.
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affiche de l’exposition tirée d’une ouevre de Todd Schorr
Organisée par la galerie Spacejunk (ouverte en 2003 à Grenoble, puis ensuite à Bourg Saint Maurice, Bayonne, et enfin à Lyon), cette exposition se penche sur deux mouvements artistiques de la contre-culture américaine : le Lowbrow et le Pop Surréalisme.
Le terme Lowbrow (sourcil bas) a été inventé à la fin des années 70 par l’artiste Robert Williams (dont certaines œuvres sont présentées ici) pour qualifier son travail, par opposition à l’art contemporain élitiste. Il voulait ainsi de démarquer de l’establishment qui dévalorisait son travail, inspiré des comics (Robert Crumb, par exemple), de la publicité ou de l’imagerie punk-rock. Petit à petit, d’autres artistes, souvent autodidactes et ne possédant pas de culture artistique à proprement parler, se sont revendiqués de ce courant et on commencé à former des réseaux underground (atelier, galeries, magazines, etc…). Les sources d’inspiration et les univers s’accumulaient – cartoon, graffiti, puis tatouage, skate et snowboard, street culture, etc… – mais l’esprit underground restait.
Les techniques et les supports ayant ensuite évolués, le terme Lowbrow apparaissait trop réducteur. C’est une galeriste de Seatle, Kirsten Anderson, qui a lancé en 2004 le terme Pop Surréalisme (emprunté à l’artiste Kenny Scharf non présenté ici) pour désigner ces œuvres, toujours dans la même lignée, peut-être plus marquée par l’onirisme et la modernité.
ici, 12 artistes renommés présentent ici leurs œuvres, pour la plupart inédites en Europe. Voici, par exemple, ce que vous pourrez y voir :
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Jef Soto
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Caia Koopman
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Nicolas Thomas
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Odö – Born to be Bender
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Victor Castillo – I’ve got the power
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Ray Ceasar – Keeping time
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Reg Mombassa
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Voici également une vidéo de Jeff Soto peignant deux fresques à Lyon, une à proximité de l’hôtel de région et l’autre au parc Sutter dans le 1er.
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Des vidéos d’autres d’artistes sont disponibles ici.
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L’exposition est ouverte jusqu’au 31 décembre (mardi – vendredi 11h-18h week-end 11h-19h) et et je vous invite vraiment à y aller car en plus c’est gratuit. Le livret d’accompagnement est également très bien documenté.
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Jean-Michel Basquiat
Le temps passe vite à Paris, entre les concerts, les expos et les restaus, je n’ai pas trop le temps de souffler. Mais je ne pouvais quand mêle pas rater l’expo sur Jean-Michel Basquiat au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris (jusqu’au 30 janvier 2011).
Basquiat est né à New York en 1960 d’un père haïtien et d’une mère Portoricaine qui aimait beaucoup l’art et a encouragé son fils très tôt à crayonner. A l’âge de 8 ans, il est hospitalisé et sa mère lui offre un livre d’anatomie qui l’a visiblement marqué. Vers 16 ans, il commence à faire des graffiti sur les murs de downtown New York, notamment avec son ami Al Diaz. Ils signeront SAMO© pour Same Old Shit, souvent accompagné d’une couronne qu’il gardera par la suite régulièrement dans sa signature. Mais peu à peu, il prend conscience de son identité d’artiste et se met à signer de son propre nom.
Il expose ensuite dans de nombreuses galeries (Annina Nosei, Fun Gallery, Bischofberger à Zurich, Larry Gagosian à Los Angeles, Mary Boone Michael Werner à New York, etc…) et se lie d’amitié avec Andy Warhol. Il sera très affecté par la mort de ce dernier en 1987.
Basquiat meurt à New York en 1988 d’une overdose, il n’avait que 27 ans.
Voici quelques une de ses nombreuses œuvres (il a réalisé plus de 1 000 tableaux et 2 000 dessins pendant sa courte carrière), ainsi qu’un petit montage vidéo réalisé par un internaute.








PS : ça claque encore plus en grand (certains font plusieurs mètres de large)
André Kertész
30/11/2010
J’avoue que je ne connaissais pas le photographe André Kertész avant aujourd’hui, mais les expositions au Jeu de Paume à Paris sont généralement de qualité, alors j’y suis allé et je ne regrette vraiment pas.
Pour vous faire un petit topo rapide, André Kertész est né en Hongrie en 1894 où il commence la photographie très jeune, notamment pendant la guerre. En 1923, il débarque à Paris pour faire de la photo plus sérieusement. Il côtoiera Brassaï, Colette, Mondrian (dont une expo commence demain au centre Pompidou, NDLR) et armé de son Leica (dont il sera le premier à se servir professionnellement), il commence à réaliser des reportages pour divers magazines, dont le célèbre VU. En 1936 il part pour les États-Unis et bien que son travail ne soit pas compris, il préfère rester aux États-Unis (il était juif) où il déprime pas mal. Il retourne régulièrement à Paris, sa ville de cœur qui finit par le reconnaître comme un des photographes les plus déterminants du 20ème siècle, notamment en lui consacrant une exposition au centre Pompidou en 1977.
De sa première période en Hongrie, il y a surtout des épreuves contacts (c’est-à-dire des positifs de la taille des négatifs), donc pas super faciles à regarder. Seules ressortent les photos de son jeune frère Jenö en train de nager (prémisses de ses distorsions futures) ou en train de danser comme un satyre.
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Les photos de la période Paris sont très empreintes de poésie et André Kertész commence à jouer énormément avec les ombres.

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Il s’intéresse ensuite aux distorsions que peuvent créer des objets tels que les miroirs déformants et réalise toute une série de nus pour un magazine de charme de l’époque.

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Sa période New York est plus mélancolique, car il était vraiment déprimé et restait souvent cloitré chez lui, à prendre des photos par la fenêtre, notamment des cheminées qui le fascinaient.

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André Kertész est mort à New York en 1985 (naturalisé américain depuis 1944).
L’exposition au musée du Jeu de Paume se tient jusqu’au 6 février 2011.
(Note : les titres des photos sont parfois approximatifs, désolé)
Mes préférées sont : Chez Mondrian, Les chaises des Tuileries, le nuage heurtant le Rockefeller Center et Martinique. Et vous ?



















