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Pour le meilleur et pour le pire – Concours inside

21/04/2013 1 commentaire

Comme promis dans mon article sur la programmation des Nuits de Fourvière, je vous invite aujourd’hui à en explorer un morceau. Et pour commencer, j’ai décidé non pas de vous parler de musique pour une fois, mais d’un autre domaine qui m’est cher, le cirque. Depuis quelques années, le festival nous gâte : les 7 doigts de la main, la compagnie Circa (qui revient encore cette année), le cirque Romanès, Zingaro, etc…) et cette année ne fera pas exception. Vous avez probablement vu les affiches du Cirque Plume qui se produira tout le mois de juillet, j’espère y revenir un peu plus tard.

Non, aujourd’hui, je voudrais vous parler d’un spectacle qui ne fait certes pas la une, mais qui promet quand même d’être très beau, Pour le meilleur et pour le pire du Cirque Aïtal.

Pour le meilleur et pour le pire - Crédit Strates - Mario del Curto

Pour le meilleur et pour le pire, c’est d’abord la rencontre de la petite finlandaise Kati Pikkarainen et du colosse toulousain Victor Cathala. Ils se sont rencontrés au début des années 2000 au CNAC (Centre National des Arts du Cirque) et ne se sont plus quittés depuis, à la ville comme à la piste. Leur spécialité, le main à main, la carrure de l’un s’accordant parfaitement avec la silhouette fluette de l’autre.

 Pour le meilleur et pour le pire 3 - Crédit Strates - Mario del Curto

A bord de leur Simca 1000 rouge et accompagnés de leurs deux chiens, Kati et Victor nous racontent leur vie de couple d’artistes itinérants. Pas facile quand on passe son temps ensemble sur la route : où s’arrête le travail, où commence la vie privée. Les deux artistes enchainent les numéros spectaculaires ou émouvants pour passer leur quotidien à la loupe.

Pour le meilleur et pour le pire 2 - Crédit Strates - Mario del Curto

Bref, de quoi nous faire passer un excellent moment sous le petit chapiteau installé sur le site des Nuits de Fourvière du 25 juin au 13 juillet. Toutes les informations (j’ai bien dit toutes…) sont évidemment disponibles sur le site internet du festival ou sur le site internet du Cirque Aïtal.

Et, cerise sur le gâteau, les organisateurs des Nuits de Fourvière ont bien voulu renouveler la confiance qu’ils m’avaient accordée l’année dernière en me permettant de vous offrir 2×2 places pour la représentation du jeudi 27 juin.

Pour les gagner, il vous faudra répondre à une petite question pas si compliquée qu’elle n’en a l’air : quel est le nom de la chanson qui clôt le spectacle ?

Envoyez votre réponse à woocares@hotmail.fr en indiquant dans l’objet « concours Nuits de Fourvière » et en indiquant impérativement votre nom et prénom. Un tirage au sort sera effectué parmi les participations valides.

Bénéficiez d’une chance supplémentaire en likant ma page facebook (ou mon compte twitter) et celle des Nuits de Fourvière (merci de l’indiquer dans le mail avec votre nom ou pseudo pour que je puisse le vérifier).

Vous avez jusqu’au dimanche 28 avril à minuit pour participer.

Merci à Alexandre pour sa gentillesse et sa disponibilité.

Le concours est terminé, bravo à Solenn et Johann.

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Les Nuits de Fourvière

Vous n’avez pas pu rater l’événement culturel de la semaine dernière à Lyon, mais je souhaiterais quand même y revenir : la sortie de la programmation officielle des Nuits de Fourvière.

Fourvière

Certains nom sont connus depuis longtemps, comme par exemple M, dont le spectacle est archi-complet depuis belle lurette, ou encore le Cirque Plume (29 représentations entre le 28 juin et le 1er aout) que je vous encourage vivement à aller voir, mais le gros de la programmation a été dévoilé le 25 mars. Extrait :

Côté musique, il y en a pour tous les gouts avec Woodkid (le petit génie presque lyonnais qui buzze bien) accompagné de l’ONL (spectacle complet), Archie Sheep Big Band, Carmen, le mythique groupe Dead Can Dance, le Requiem de Mozart, Madness, Rufus Wainwright, George Clinton, Crosby Stills and Nash, Sinead O’Connor, Cocorosie, Lescop, Jacques Higelin, Stephan Eicher, Diana Krall, Patti Smith, Rokia Traoré, Lou Douillon, Devendra Banhart, Archive, Tindersticks, Melody Gardot, Nick Cave & the Bad Seeds, Salif Keita, IAM, Sigur Ros, Benjamin Biolay (pour ceux qui ne peuvent pas aller le voir en mai au Transbordeur), etc…

Nick Cave

Mais les Nuits de Fourvière, ce n’est pas que de la musique. Le cadre magnifique des théâtres antiques se prête admirablement bien au théâtre, par exemple. Je dis les théâtres, car depuis quelques années, l’Odéon, le petit théâtre à gauche du bar, est de plus en plus utilisé, ce qui donne un cadre plus intime et convient particulièrement à certains spectacles. Vous pourrez donc voir entre autres Cyrano de Bergerac, Antigone (avec Cœur Public ouvert à tous, renseignez-vous vite par mail à antigone@nuitsdefourviere.fr) ou Anna (pièce musicale d’après Serge Gainsbourg).

Ou bien encore à la danse, avec par exemple le Ballet Contemporain d’Alger, Sidi Larbi Cherkaoui, la 3ème battle hip hop (avec carte blanche au Pockemon Crew), etc…

Depuis quelques années, et c’est tant mieux, le cirque a également pris une part plus importante. L’occasion de (re)voir le génial jongleur Jérôme Thomas, Opus (la nouvelle création des australiens de Circa qui avait déjà fait sensation l’année dernière), Pour le meilleur et pour le pire du cirque Aïtal et bien sûr le Cirque Plume donc, qui fête ses 30 ans.

Cirque Plume

Également au programme, des nuits thématiques : Moyen Orient (Stabat Mater Dolorosa et derviches tourneurs),  New York latino (dont le Spanish Harlem Orchestra), Les Mille et Une Nuits (spectacle de danse du chorégraphe Angelin Preljocaj) ou encore la Nuit Italienne (avec notamment Piers Faccini et Vincent Segal de Bumcello).

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J’ai conscience que ça fait un peu name dropping, mais bon, c’est le propre d’une annonce de programmation d’un festival, non ? N’hésitez pas à feuilleter le programme, vous trouverez un descriptif complet de chaque spectacle. Ne tardez pas trop à réserver, car certains spectacles vont très vite se remplir. M et Woodkid sont déjà complets, par exemple.

Pour ma part, comme l’année dernière, je vais essayer de vous éclairer sur certains spectacles pour vous donner envie d’aller les voir. Si vous êtes sages, il y aura peut-être même une surprise à la clé …

Côté comme, après Matin Parr l’année dernière, l’illustration visuelle de cette année tourne autour d’une autre photographe très en vogue, Alex Prager. J’essaierais d’y revenir dans un futur article.

Programme Nuits de Fourvière

Voici également un petit teaser (qui pour le coup ne révèle rien de la programmation).

Pour ceux que ça intéresse, la musique est Faith Healer d’Harold Martinez.

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Alors, inspiré ? Qu’est-ce que vous pensez aller voir ? Vous avez déjà pris des places ?

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Coronado

04/04/2013 4 commentaires

En général il me faut du temps pour écrire un article, par exemple sur un événement ou une œuvre. Si c’est à venir, je vais me documenter, lire des articles, écouter le dernier album de l’artiste ou lire son livre. Si c’est passé, il me faut le digérer, l’analyser, peut-être en parler ou en débattre avec mes partenaires de crime, et puis surtout réfléchir à comment en parler, sous quel angle attaquer, etc…

Mais là il y a urgence. Urgence car Coronado, la pièce de théâtre que j’ai vu ce soir ne se joue plus que 3 fois. C’est un peu ce qui m’empêche d’écrire plus sur le théâtre, d’ailleurs. (peut-être que si j’étais plus souvent invité aux premières j’aurais plus l’occasion d’en chroniquer, je dis ça je dis rien… :-) .

Coronado est adaptée du recueil de nouvelles éponyme écrit par Dennis Lehane. Cet auteur américain s’est notamment fait remarquer pour ses romans adaptés au cinéma : Mystic River réalisé par Clint Eastwood, Gone Baby Gone réalisé par Ben Affleck ou encore Shutter Island réalisé par Martin Scorsese. La pièce est donc actuellement jouée au Théâtre de l’Iris à Villeurbanne, proche de la station de métro Cusset, dans le cadre du festival Quai du Polar dont le plus gros a eu lieu le week-end dernier.

Coronado livre

Ici, on se retrouve plongé dans un bar miteux d’un coin perdu du fin fond des Etats-Unis. Will et Gina, deux jeunes amants, projettent de tuer le mari cocu. Un psychiatre a donné rendez-vous à une patiente qui l’attire. Et enfin un père s’en prend à son fils fraichement sorti de prison pour qu’il vainque son amnésie et se rappelle où il a caché son butin.

L’histoire est vraiment prenante et elle est vraiment bien mise en valeur par une mise en scène dynamique, cinématographique (on pense évidemment à Tarantino) et rock’n roll (superbe illustration sonore), à l’image de cette Amérique mythique des diners et des drive-ins. On n’est pas vraiment dans le far west, mais l’esprit sauvage transpire quand même dans ce polar sombre, qui ne montre pas le plus beau visage de l’humanité. On pense également aux loosers des frères Cohen (comme dans Fargo, par exemple). Ce qui est certain, c’est qu’on est très vite pris dans la spirale des rebondissements, au travers des histoires croisées de ces personnages qui nous tiennent en haleine jusqu’à la fin.

Coronado - cédit photo Colas Rifkiss

Vous l’aurez compris, j’ai adoré cette pièce et je vous invite donc à aller la voir lors d’une des 3 représentations restantes (demain et samedi à 20h, dimanche à 16). Plus d’informations sur le site du Théâtre de l’Iris.

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Le radiant-Bellevue

Après de longs mois de travaux (plus de deux ans, il me semble), la salle en perte de vitesse du Radiant à Caluire va renaître en grand (voire devenir incontournable dans le paysage artistique lyonnais) sous le nom de Radiant-Bellevue dès ce samedi 12 janvier.

 Radiant-bellevue

Aux manettes, un vieux routier du monde du spectacle, Victor Bosch, fondateur du Transbordeur en 1989 qui est resté à sa tête jusqu’en 2010, et producteur de la comédie musicale Notre Dame de Paris ou encore de Francis Cabrel et Laurent Voulzy. J’ai découvert également ce matin complètement par hasard qu’il était le créateur de l’œuvre Complément d’image qui se situe au terminus du métro de la Gare de Vaise (les turbines au mur).

 victor-bosch-300dpi-credit-didier-michalet

Depuis 6 mois, il prépare donc la demi-saison qui ouvre samedi avec le chanteur Christophe. La programmation sera dans un premier temps essentiellement axée sur des artistes francophones de grande envergure : Laurent Voulzy, Jane Birkin, Stéphane Eischer (complet), Cali, Arthur H, Christophe Willem, Vincent Delerm, Olivia Ruiz, Emily Loizeau, Thomas Fersen, Pascal Obispo, etc…

Mais la salle ne sera pas exclusivement consacrée à la chanson, car il y aura aussi du théâtre (Le Bourgeois Gentilhomme avec François Morel, Les trois Richard d’après Shakespeare, La Contrebasse de Süskind avec Clovis Cornillac, Le jeu de l’amour et du hasard de Marivaux par la Comédie Française), de l’humour (le belge Jos Houben, François Xavier Demaison, Thé à la menthe ou t’es citron ?, etc… ), de la danse (Compagnie Käfig, un peu dans le même style que ce que je vous avais présenté ici), un partenariat avec le festival l’Original, et plein d’autres choses encore.

Gageons que la saison 2013-2014, qui doit être en pleine préparation, sera également bien fournie. C’est qu’il faut des spectacles de qualités pour remplir la grande salle (Radiant) modulable de 600 à 2400 places ou la petite salle (Bellevue) modulable de 80 à 240 places.

Si vous voulez en savoir plus, allez faire un tour sur le site internet du Radiant-Bellevue ou rendez-vous le dimanche 3 février pour une journée portes-ouvertes. Attention, le nombre de places étant limité, il est conseillé de s’inscrire par mail (contact@radiant-bellevue.fr.)

slide-portes-ouvertes-maj

Et vous, qu’est-ce que vous en pensez d’une nouvelle salle de spectacle de cette taille à Lyon ? 

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This Clement World – Cynthia Hopkins

Pour prolonger mon article sur le festival Mode d’Emploi (qui dure encore jusqu’au 2 décembre), je vais vous parler de This Clement World, le spectacle de Cynthia Hopkins que j’ai eu l’occasion de voir mercredi dernier, sur invitation d’une fidèle lectrice que je remercie (n’hésitez pas à m’inviter, hein, ça me fait toujours plaisir…)

Crédit photo Bertrand Gaudillère – Item

En 2010, l’artiste américaine Cynthia Hopkins (que l’on a déjà pu voir aux Subsistances) a participé à un voyage en Arctique organisé par la fondation Cape Farewell. Depuis 2001, cette association organise des expéditions pour interroger la notion de climat (et en particulier de son changement) à travers les réalités scientifiques, sociales ou économiques. De nombreuses personnalités ont eu l’occasion de participer à une de ces expéditions.

Des artistes, notamment, et sur 10 ans on a pu noter la présence de Laurie Anderson, Sophie Calle, Jarvis Cocker, Nick Drake, Feist, Yan Martel (l’auteur du Livre de Pi), Ryuichi Sakamoto, Shlomo (musicien de Björk), etc… Sont également passés des scientifiques, des journalistes ou des gens de la société civile, mais leurs noms ne vous diront probablement rien (si vous voulez, la liste des participants est disponible ici)

Le Noorderlicht – crédit photo Kristin Prestvold / The Governor of Svalbard

Cynthia Hopkins, elle, est partie avec une caméra pour faire un documentaire qui est projeté pendant son spectacle. Elle a également décidé de filmer ses compagnons de voyages et de raconter (d’inventer ?) leur aventure, qu’elle interprète sur scène, lors une prestation assez impressionnante de doublage vocal. Elle complète ça par des chansons plutôt folk qu’elle a elle-même écrites et qu’elle interprète en direct ou via un dispositif multimédia, des performances, etc… afin de servir son propos.

Et son propos repose sur deux parallèles. Premièrement, le parallèle entre son ancienne addiction à l’alcool et l’addiction des Hommes au pétrole (avec la notion d’autodestruction consciente mais contre laquelle on n’arrive pas à lutter) et deuxièmement le parallèle entre le bateau qui possède des ressources (notamment en eau qu’il faut économiser) finies, et la Terre qui possède également des ressources finies.

Le spectacle est vraiment bien écrit et interprété et on passe un excellent moment, tout en prenant conscience de la fragilité de notre planète et de la nécessité de freiner cet emballement technique et technologique dans lequel on est plongé, sous peine de continuer à détruire la planète à petit feu.

Voici un petit teaser qui lui a permis de récolter des fonds sur le site de financement participatif KickStarer :

D’autres infos sur le site des Subsistances.

Ce spectacle est terminé, mais il reste encore d’autre événements, et notamment des débats, tables rondes, etc…

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Le festival Mode d’Emploi, un festival des idées

25/11/2012 3 commentaires

J’aurais dû vous parler du festival Mode d’Emploi bien plus tôt, au moins la semaine dernière, vu que sur les 2 semaines que dure le festival, une entière s’est déjà écoulée, mais bon, le temps passe, toussa, toussa….

Peut-être vous rappelez-vous des Assises Internationales du Roman, dont je vous ai parlé ici et ici ? Et bien il semblerait que ce grand événement international consacré à la littérature ne suffise plus aux ambitions de la Villa Gillet, le laboratoire lyonnais dédié aux recherches contemporaines. Son directeur, Guy Walter, également directeur des Subsistances nous a donc concocté un deuxième volet sur le même modèle, mais cette fois dédié aux sciences humaines et sociales. Ainsi est né Mode d’emploi, un festival des idées, qui se déroulera du 20 novembre au 2 décembre.

Au programme, comme pour les assises, une multitude d’événements, globalement répartis en 2 phases :

Du 20 au 25 novembre, Live : « donner corps aux idées à spectacles, performances, débats, lectures, etc… »

Du 26 novembre au 52 décembre, en débats : « penser le monde d’aujourd’hui à rencontres, tables rondes, ateliers, etc… »

 

Comme pour les assises, une multitude de thèmes variés, aussi ambitieux qu’intéressants. Par exemple : le changement climatique (que faut-il changer ?) ; L’argent, la crise (la finance et l’argent sont-ils les arbitres de notre société) ; Qui dit je ?(Quelques interrogations sur le genre et les identités sexuelles, Masculin, féminin, faut-il se définir ?) ; Habiter le monde (urbanisation et mondialisation, comment trouver sa place dans la ville d’aujourd’hui ?) ; Surveillance et sécurité (Quels sont les défis de la surveillance et de la sécurité en milieu urbain ?) ; Question d’écologie (Ethique environnementale : eux et nous ? Comment habiter la planète de demain ?) ; La démocratie (Un travail à faire et à refaire ?) ; Le soin (Une nouvelle manière d’interroger nos sociétés ? Quels nouveaux enjeux pour les politiques de santés ? Les neurosciences ont-elles quelque chose à nous apprendre sur le réel ?) ; La religion (Peut-elle nous rendre libre ? Quel avenir politique pour les religions ? ), etc…

Et comme pour les assises, une multitude d’invités prestigieux : artistes, écrivains, chercheurs, penseurs, acteurs de la vie publique, citoyens de différents pays, etc… C’est partie pour un peu de name dropping. Seront donc présent : Caroline Fourest, Hippolyte Girardot, Roselyne Bachelot, Christine Angot, Luc Boltanski (sociologue), Alain Bauer (Monsieur sécurité de Sarkozy), etc..

Et encore, ça c’est pour les plus connus. Car si je vous parle de René Frydman, par exemple, cela ne vous dit peut-être rien, mais si je vous explique qu’il est à l’origine du premier bébé éprouvette et du premier « bébé médicament », alors vous voyez mieux le genre de personnalités qui participent au festival.

Bref, tout comme les assises, le festival Mode d’Emploi se veut un événement de qualité mais ouvert à tous. Ne soyez donc pas effrayés par les thèmes qui peuvent paraitre rebutants au premier abord et n’hésitez pas à venir faire un tour aux Subsistances (le festival de délocalise également dans d’autres lieux, cf programme).

Retrouvez tout le programme est disponible sur le site internet dédié.

Et pour aller plus loin, un article sur Rue89 Lyon.

Et voici également un petit teaser :

Alors, je vous ai convaincu ?

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Circus Incognitus Vs Le Cirque Invisible

Je n’ai pas l’habitude de parler des choses qui ne me plaisent pas, il y a déjà tellement à dire sur les choses qui me plaisent. Mais après avoir vu deux spectacles de « nouveau cirque » coup sur coup dans deux théâtres de Lyon, je ne peux m’empêcher de faire la comparaison.

Voici donc, mesdames et messieurs, sous vos yeux ébaubis, le match Circus Incognitus Vs Le cirque Invisible.

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A ma gauche, Circus Incognitus, le spectacle de l’américain Jamie Adkins, présenté au théâtre des Célestins du 13 au 23 novembre.

crédit photo Amanda Russell
crédit photo Amanda Russell

Il est loin le temps où le petit Jamie, 13 ans, faisait rire les passant de San Diego. Après un passage très remarqué au formidable Cirque Eloize (que vous avez peut-être vu dans ce même théâtre des Célestins, d’ailleurs), Jamie Adkins s’est lancé dans une carrière solo. Mais rassurez-vous, il a tout à fait les épaules pour ça : clown, jongleur, magicien, acrobate, fil de ferriste, il excelle dans toutes les disciplines (parfois même de manière très spectaculaire). Avec un minimum d’accessoires, il nous raconte un maximum d’histoires poétiques, émouvantes, époustouflantes et drôles. La rencontre de Buster Keaton et de Tex Avery, en quelque sorte. Un des meilleurs spectacles de nouveau cirque que j’ai vu depuis longtemps (et j’en ai vu pas mal…).

Je vous mets un tout petit extrait pour servir de teaser mais pas trop spoiler le spectacle :

Plus d’infos sur le site du Théâtre des Célestins.

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A ma droite, Le Cirque Invisible, compagnie créée par Victoria Chaplin (la fille de son père) et son mari Jean-Baptiste Thiérée (les parents de James qui officie également dans le milieu, vu par exemple à la maison de la danse) et présentée au TNP de Villeurbanne du 13 au 25 novembre.

 

Crédit photo Mario Sabatini

Victoria Chaplin et Jean-Baptiste Thiérée sont des pionniers de ce que l’on appelle le Nouveau Cirque. Ils se sont rencontrées en 1969, et ont créé leur première compagnie, Le Cirque Bonjour, en 1971 au festival d’Avignon. Ils ne sont plus quittés et travaillent toujours ensemble. Malgré ça, je dois vous avouer que j’ai été plutôt déçu par leur spectacle. Lui fait plutôt le clown, pas mal, d’ailleurs, dans un esprit de cocasserie parfois burlesque, avec un plaisir non dissimulé, mais avec des gags, une esthétique, un univers un peu vieillot, décalé, trop décalé. Pourquoi pas, ceci dit, mais ça tourne vite en rond et ça en devient lourd, parfois même surréaliste.

Elle est plutôt dans la poésie, avec des tableaux à l’esthétique parfaite, quand elle transforme ses magnifiques costumes (elle a été plusieurs fois récompensée pour ses costumes) en animaux imaginaires. Mais là encore, j’ai trouvé ça parfois un peu laborieux, dommage. Très belle prestation sur fil de fer, en revanche, surtout qu’on s’est rendu compte de son âge seulement à l’entracte (elle a 61 ans et fait encore le grand écart sur un fil tendu…).

Au final, un spectacle assez inégal, mais qui reprend heureusement un peu de rythme à la fin.

Voici quand même un petit teaser :

Plus d’infos (même si c’est complet) sur le site du TNP.

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Vous l’aurez donc compris, pour moi (mais c’est subjectif, je vous l’accorde) le Cirque Invisible a été mis KO par Circus Incognitus.

Alors dépêchez-vous, n’attendez plus, Jamie Adkins est à Lyon seulement jusqu’à vendredi 23 novembre. Ensuite il entame une grande tournée française. D’ailleurs, il repassera à Villefranche sur Saône le 5 et 6 février, à Meylan le 12 février et à Villefontaine du 14 au 16 février. Toutes les dates sont disponibles sur son site.

Si vous voulez quand même voir le Cirque Invisible (pour être honnête, la salle a globalement bien aimé, peut-être que j’avais juste perdu mon âme d’enfant ce soir-là), sachez qu’ils seront prochainement en tournée en Italie (ouais, je sais, ça vous fait une belle jambe), mais ils seront surtout à Paris au Théâtre du Rond Point du 16 mai au 15 juin 2013.

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Yo Gee Ti – Compagnie Käfig

23/09/2012 4 commentaires

Après vous avoir parlé de la Biennale de la Danse, je ne pouvais décemment pas ne pas y aller. Mais entre mes vacances (géniales, d’ailleurs, et si ça vous intéresse, j’ai mis quelques photos sur Instagram, compte woocares69 ) et une semaine à Paris la semaine prochaine, la fenêtre de tir était assez courte, il ne me restait qu’hier soir.

Je suis donc allé voir Yo Gee Ti, de la compagnie Käfig de Mourad Merzouki et le CCN Créteil Val de Seine, et je peux vous dire tout de suite que j’ai a-do-ré !

Crédit photo Michel Cavalca

Mon choix n’était pas très risqué, c’est vrai, vu que Mourad Merzouki est quand même une valeur sure dans le monde de la danse de ces dernières années.

L’enfant du pays (il est né à Saint Priest) s’intéresse au hip-hop depuis les années 90.  Il a d’abord fondé la compagnie Accrorap en 1989 puis la compagnie Käfig (qui signifie cage en allemand et en arabe) en 1996 avec laquelle il mélange tous les styles au hip-hop, aussi bien la danse classique que les arts du cirque où la boxe qu’il a pratiqués plus jeune. Depuis 2009, il dirige le Centre Chorégraphique National de Créteil.

Il a participé plusieurs fois à la biennale de la danse avec plusieurs spectacles et cette année encore, il a assuré la codirection artistique du Défilé. Mais pour son spectacle Yo Gee Ti, c’est du côté de Taiwan qu’il s’est tourné, mêlant à nouveau le hip-hop à la danse plus classique.

Le spectacle s’ouvre sur une scène noire au sol brillant. Les 10 danseurs (français et taïwanais) sont allongés sur le dos et lèvent alternativement et à leur tour bras et jambes en rythme avec la musique presque techno. Puis ils se lèvent, se regroupent par paires, ou bien en groupe pendant que deux danseurs entament un solo mi-duel, mi-sensuel. Des danseurs qui sont d’ailleurs de véritables athlètes, c’est vraiment très impressionnant.

Crédit photo Michel Cavalca

Les tableaux et les univers s’enchainent avec brio, toujours dans cet écrin de noir où les corps magnifiques se reflètent dans ce sol brillant comme dans un lac. Les effets visuels sont superbes, parfois en ombre chinoise, parfois légèrement cachés derrière des rideaux de fils. Les costumes évoluent au fil du spectacle, d’une simple combinaison au début jusqu’à des ponchos de fils qui répondent aux rideaux dans un final très graphique.

Crédit photo Michel Cavalca

La musique est également très prenante tout au long du spectacle, presque envoutante parfois, alternance de passages très rythmés comme au début et d’envolées lyriques au violon et violoncelle percutant (un peu comme mes amis de 2 Cellos) pour finir sur un étonnant passage oriental.

Bref, j’ai été emballé et je vais sérieusement me pencher sur la programmation de la Maison de la Danse pour aller voir d’autres spectacles.

Pour être honnête, j’ai même un peu du mal à comprendre la critique de Télérama qui n’a mis qu’un seul T (sans vraiment rien reprocher de précis, soit dit en passant…)

Pour celui-ci, il reste encore quelques représentations: ce soir à 17h (oui, je sais c’est un peu court), mardi 25 à 20h30, mercredi 26 à 19h30 et jeudi 27 à 20h30, alors foncez les yeux fermés. Plus d’info et réservations sur le site de la biennale.

Et pour les parisiens, le spectacle sera donné à Saint Ouen les 29 et 30 septembre, à Créteil du 4 au 13 octobre et à Sceaux du 19 au 21 octobre.

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La biennale de la danse

05/09/2012 3 commentaires

Comme vous avez pu le remarqueré si vous suivez ce blog régulièrement, je suis très curieux et je m’intéresse à tout ce qui touche à la culture. Mais il y a un art vivant que je maitrise beaucoup moins que les autres, c’est la danse.

Je ne saurais vous dire à quoi ça tient, car en plus, j’ai bien envie d’en apprendre un peu plus, mais c’est probablement par manque d’opportunités. Pourtant, à Lyon, on est plutôt bien loti, entre la superbe Maison de la Danse, les nombreux théâtres de la région qui programment régulièrement de la danse, le Centre chorégraphique National de Rillieux, et bien entendu (vous me voyez venir), la Biennale de la Danse.

Pour ceux qui débarquent, la Biennale de la Danse, 15ème édition cette année (du 13 au 30 septembre), est un événement majeur de la vie lyonnaise, mais surtout un événement à rayonnement international dans le monde de la danse.

Pendant 3 semaines, les plus grandes compagnies, les plus grands chorégraphes et les plus grands danseurs du monde investissent la ville pour le bonheur des aficionados. Des spectacles sont créés sur place, d’autres viennent de l’autre bout du monde, etc…

A chaque fois, un thème sert de fil conducteur à l’ensemble des événements : Pasion de España, Mama Africa, Aquarela do Brasil, Mediterranea, Les routes de la soie, Terra Latina, Europa, Danse la ville, Retour en avant ou Encore! … sauf cette année !

Parmi les acteurs majeurs, on peut citer la compagnie Käfig, de Mourad Merzouki, les japonais de Sankai Juku, les chorégraphes Jan Fabre, Angelin Preljocaj, Maguy Main ou Philippe Decouflé, ainsi que plein d’autres que je en connais malheureusement pas.

Crédit photo Michel Cavalca

Tout le programme est disponible sur le site internet de la biennale qui est assez bien fait, et il existe même des formules d’abonnements très avantageuses.

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Un autre élément important de la Biennale de la Danse, c’est le Défilé. Pour ouvrir la Biennale, plusieurs milliers d’anonymes s’entrainent pendant des mois aux côtés de chorégraphes de la région pour présenter un spectacle unique au monde à plusieurs dizaines milliers de spectateurs.

Rendez-vous ce dimanche 9 septembre rue de la République pour admirer les mouvements et les costumes de vos parents, amis et voisins (oui, vous connaitrez forcément quelqu’un dans le Défilé). Départ à 14h30 place des terreaux, arrivée prévue vers 18h place Bellecour où Mourad Merzouki présentera une adaptation de sa célèbre pièce Récital (plus de 500 représentations dans le monde).

Vous pouvez d’ailleurs apprendre la chorégraphie de la Tarentelle ici pour participer.

C’est également le moment de sortir votre appareil photo pour tenter de gagner le concours photo organisé par la biennale.

Alors n’hésitez pas, allez voir le Défilé, et allez voir des spectacles de danse, c’est le moment où jamais.

Et si vous avez des recommandations à faire, je suis preneur.

Je vous laisse avec quelques photos prises il y a deux ans :

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Le festival d’Avignon – deuxième partie

04/08/2012 9 commentaires

Maintenant que je vous ai parlé du festival d’Avignon en général, peut-être que certains d’entre-vous se demandent quels spectacles j’ai vu ? Comme je vous l’expliquais, difficile de faire un choix parmi la multitude de spectacles proposés tout le longe de la journée (plus de 1160 !). Les premiers ont lieu à partir de 10h30 – 11h (majoritairement pour les enfants, mais pas uniquement) et les derniers finissent après minuit.

Pour notre premier spectacle, on a misé sur une valeur sûre, repérée par un flyer, Sea, Sax & Fun par les Désaxés. Il s’agit d’un quatuor de saxophones qui reprend des morceaux connus (classiques ou variété) sur une trame humoristique. Je connaissais le groupe de réputation, mais je n’avais jamais eu l’occasion de les voir. S’ils passent vers chez vous, foncez car c’est un très bon spectacle avec d’excellents musiciens.

Les Désaxés

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Mais que voir ensuite ? Dans le collège où se déroulait le spectacle, le moindre recoin était réquisitionné : préau, gymnase, plusieurs cours, salles de classe, etc… Nous avions donc le choix, sur le site, parmi plusieurs spectacles qui n’allaient pas tarder à commencer. On a hésité sur le one-woman show d’Isabelle Alonso, mais on s’est finalement rabattu sur un classique de Molière, Le médecin malgré lui, par le Théâtre de l’éventail. Au début, j’ai eu un peu peur : les comédiens criaient, gesticulaient et sautaient dans tous les sens. Mais au final, nous avons passé un très bon moment.

Le médecin malgre lui, théâtre , Molière

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Après avoir enchainé deux spectacles dans la même salle sans clim (et oui, une salle sert à plusieurs spectacles, tous les décors sont donc démontés et remontés chaque jour), on a eu besoin de faire une pause et de prendre un peu l’air. On s’est donc baladé gentiment en ville, profitant de l’activité liée au festival.

Puis on s’est remis en quête d’un dernier spectacle pour la soirée et on en a choisi un qui avait un titre et une affiche sympa, Le bol Ikea et autres chutes. Et c’est là qu’on voit qu’il y a vraiment de tout à Avignon. Pas de décor, pas (ou très peu) d’accessoires, les deux comédiens était seuls sur leur petite scène à raconter 3 histoires assez inégales à une trentaine de personnes (sur une cinquantaine de places disponibles).

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Le lendemain, on ne savait à nouveau pas par où commencer. Après 10 bonnes linutes d’épluchage de programme (la bible), on s’est décidé pour Inconnu à cette adresse car un copain avait lu le livre. Mais on est arrivé trop juste, c’était complet. On s’est rabattu sur Hitch, un dialogue imaginaire entre Truffaut et Hitchcock dont on avait entendu du bien, mais malgré nos 35 minutes d’avance, c’était là aussi déjà complet. On s’est donc rabattu sur une pièce trouvée sur un flyer, Etat de crise. Cela s’est avéré très moyen malgré une mise en scène assez imaginative et un jeu d’acteurs pas mal. On ne peut pas gagner à tous les coups.

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Pour le prochain spectacle, Amour et Chipolatas, on a donc décidé de réserver. En effet, il s’agit d’un classique du café théâtre assez connu (probablement passé à la télé) écrit par Jean-Luc Lemoine, donc assez prisé. Pas de grosse prise de risque, comme prévu on a bien rigolé.

amour et chipolatas

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Pour terminer la soirée, nous sommes allés voir le one-man show d’Albert Meslay, L’Albert Mondialiste. Je ne connaissais pas le personnage (malgré ses nombreuses piges dans le Fou du Roi de Stéphane Bern ou chez Michel Drucker, Patrick Sébastien, etc…), mais j’ai littéralement adoré son spectacle. Bourré d’humour, de nombreux jeux de mots dignes de Raymond Devos, une touche d’absurde, de pataphysique, pas très politiquement correct (il a par exemple tout une théorie pour expliquer qu’il faut aider les pays pauvres… à rester pauvres), etc…

Albert Meslay, Avignon

D’ailleurs, je ne résiste pas à vous montrer un extrait de son spectacle :

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Pour résumer, je dirais que plus vous entendez parler d’un spectacle (le bouche à oreille marche à fond dans les rues ou les files d’attente) et plus il est judicieux de réserver. Mais n’oubliez quand même pas de laisser un peu de place à l’improvisation, c’est aussi là qu’on a de bonnes surprises.

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