Archive

Archives de la catégorie ‘Cinéma’

Les gamins

30/04/2013 4 commentaires

Entre mes vacances (je vous en parle dès que j’ai fait un peu de tri dans mes milliers de photos :-(  ) et mes déplacements professionnels (je vous en parle aussi bientôt, indirectement), j’avoue que je suis un peu déconnecté de l’actualité ciné du moment. Le week-end dernier, j’ai donc voulu rattraper (une partie de) mon retard, et je suis allé voir Les Gamins, le film écrit par Max Boublil.

les-gamins-affiche-film-max-bouvlil-alain-chabat-comédie-succès

En réalité, il a été co-écrit avec Anthony Marciano, qui a réalisé le film, mais l’humoriste étant plus connu, il est plus efficace de capitaliser sur le nom de Max Boublil, même si le premier avait également participé à l’écriture du one-man show du second.

Voici le synopsis, d’après Allo ciné : « Tout juste fiancé, Thomas rencontre son futur beau-père Gilbert, marié depuis 30 ans à Suzanne. Gilbert, désabusé, est convaincu d’être passé à côté de sa vie à cause de son couple. Il dissuade Thomas d’épouser sa fille Lola et le pousse à tout plaquer à ses côtés. Ils se lancent alors dans une nouvelle vie de gamins pleine de péripéties, persuadés que la liberté est ailleurs. Mais à quel prix retrouve-t-on ses rêves d’ado ?… »

Max Boublil, que je ne connaissais juste de nom, incarne avec brio ce personnage de jeune rêveur qui rentre dans le monde adulte. En face de lui, Alain Chabat est parfait dans le rôle du quinqua qui fait sa crise et veut tout envoyer balader. On retrouve avec plaisir son énergie débordante au profit de blagues de potaches qui font mouches à tous les coups, notamment grâce aux dialogues acérés. Le duo fonctionne à merveille et on peine à imaginer deux autres acteurs pour ces rôles tant la complicité  entre eux est visible.

Du côté féminin, Sandrine Kiberlain est formidable, toute en autodérision, dans ce personnage de hippie bobo, même si on ne lui donne pas du tout l’âge qu’elle est censée avoir (et pour cause, déjà qu’elle n’a que 45 ans dans la vraie vie, alors dans un film…) (mais je ne suis pas objectif, j’aime beaucoup Sandrine Kiberlain). Seule, la magnifique Mélanie Bernier est légèrement en retrait, mais c’est probablement dû au personnage de Lola, qui est finalement la seule réaliste (donc un peu austère, en raccourcissant) dans l’histoire.

les-gamins-film-max-bouvlil-alain-chabat-comédie-succès

Les personnages secondaires sont également très bien trouvés et pimentent agréablement le film : une mini chanteuse hystérique, un dealer ado qui prend sa fonction très au sérieux (Thomas Soliveres, vu dans Intouchables), un diplomate iranien très francophone, etc..  Et enfin quelques participations de guests couronnent le tout.

En tout cas, j’ai beaucoup apprécié cette comédie dans laquelle il est assez facile de s’identifier (en tout cas pour un mec) : on a tous un jour envie de tout laisser tomber et de partir faire ce qu’on a vraiment envie, non ? Ce film est également très drôle et certaines scènes sont carrément hilarantes. On pense forcément aux frères Farrely (Mary à tout prix, Fous d’Irène, …) ou à Judd Apataw (40 ans toujours puceau, En cloqua Mode d’emploi, …), mais avec plus de finesse, sans tomber dans la vulgarité.

 les-gamins-film-max-bouvlil-alain-chabat-comédie-succès

Bref, une super comédie française que je vous recommande chaudement, par exemple au cas où il pleuve encore un peu ce week-end…

Voyez donc :

.

Mais peut-être l’avez-vous déjà vu ? Ça vous a plu ? Et sinon, qu’est-ce que vous me conseiller pour rattraper mon retard de cinéma (pas loin de deux mois, quand même…)

.

Catégories:Cinéma Tags:, ,

Man – Steve Cutts

02/02/2013 4 commentaires

Une fois n’est pas coutume (je devrais peut-être faire une catégorie, à force…), voici un petit film d’animation plutôt sympa, réalisé cette fois par Steve Cutts, illustrateur londonien.

 Man - Steve Cutts

Man raconte l’histoire de la planète et surtout comment l’Homme va réussir à la détruire en l’exploitant, et notamment le règne animal. Si ça pouvait faire réfléchir un peu…

 .

Pour ceux qui se disent qu’ils ont déjà entendu la musique, c’est normal, c’est un grand classique, il s’agit de Peer Gynt, du norvégien Edvard Grieg (mouvement Dans l’antre du roi de la montagne). Et je trouve qu’elle correspond vraiment bien à la vidéo, pas vous ?

 .

D’autres vidéos et travaux de Steve Cutts sont visibles sur son site internet.

stevecutts_logo

.

Catégories:Cinéma Tags:, ,

Ciné o’clock

Si vous me suivez régulièrement et/ou si vous aimez le cinéma et/ou tout simplement si vous habitez Villeurbanne, vous savez que le cinéma Le Zola est très actif et organise tout au long de l’année plusieurs festivals : court-métrages, cinéma ibérique et latino-américain et bien sûr cinéma britannique et irlandais avec le festival Ciné O’Clock.

Cette année, le festival se tiendra cette année du 2 au 10 février 2013 (2 jours de plus que les précédentes éditions).

ciné o'clock 2

Au programme, comme d’habitude, grands classiques du cinéma (Tell me lies, …), films récents (Broken, Touristes, Jane Eyre, Anna Karenine, etc..), films cultes (Attack the block et Shaun of the Dead), avant-premières (Shadow dancer, Ill manors et Week-end royal), soirée spéciale Irlande (Le cheval venu de la mer), films pour enfants (La folle escapade le mercredi 6 et La ferme des animaux le samedi 9), court-métrages, blind test (DJ Harry Cover et DJ Stéphane), etc..

Broken-affiche-8417

Vous pourrez même tenter de gagner un week-end à Londres pour 2 personnes grâce à l’agence Nouvelles Frontières de Villeurbanne.

Les-bus-à-deux-étages-de-Londres-

Et comme d’habitude également, les tarifs sont vraiment cheap : 6,70 € pour le plein tarif

Vous trouverez toutes les infos et le programme sur le site internet du festival.

Et en attendant, voici un petit teaser :

.

See you there ?

.

Télé Gaucho

26/12/2012 8 commentaires

Si vous voulez aller au ciné pendant les fêtes, je vous conseille Télé Gaucho, le nouveau film de Michel Leclerc.

 Affiche Télé Gaucho - Michel Leclerc - Felix Moarin - Sara Forestier

Michel Leclerc a réalisé une petite poignée de films, peut-être vous rappelez-vous de son précédent, Le nom des gens. Dans ce film, Sara Forestier incarnait une jeune fille tellement militante qu’elle couchait avec des hommes de droite pour les convaincre de voter à gauche. Jusqu’au jour où elle tombe sur Jaques Gamblin qui ne comprend pas, puisqu’il a voté Jospin

Dans son nouveau film, la politique est une nouvelle fois abordée avec légèreté. Le film se passe à la fin des années 90, et il raconte l’histoire de Victor (Félix Moati, lumineux quoi qu’en disent les râleurs), passionné de cinéma qui décide  de laisser ses parents à Bures-sur-Yvette (d’où est originaire Michel Leclerc, soit dit en passant) pour aller vivre à Paris où il a décroché un stage dans une chaine de télé commerciale, genre TF1.

Mais un hasard en amenant un autre, voilà Victor embrigadé comme cameraman bénévole, puis chroniqueur pour une télé locale, Télé Gaucho donc, animée par une troupe de personnages hauts en couleur : on y trouve un anarchiste doux rêveur persuadé d’être le nouveau Ché Guevarra (Eric Elmosnino, génial), une féministe limite hystérique et militante à l’extrême (Maïwenn, la gouaille idéale), un chanteur improbable qui ressemble à une moitié de Pit et Rick (Adonis, qui existe vraiment), un ancien acteur porno qui veut toujours montrer sa bite (Zinedine Soualem), la fille quelque peu dérangée d’un croque-mort (Sara Forestier, superbe et bien déjantée), ainsi que quelques autres allumés dans le même genre.

Télé Gaucho

Télé Gaucho

Victor se laisse porter, faisant le grand écart entre sa carrière potentielle d’un côté, et les idéaux auxquels il adhère assez facilement avec ses amis de l’autre. Mais si les utopies partent souvent d’un bon sentiment, elles finissent souvent par se heurter à des réalités beaucoup plus concrètes, surtout avec le temps qui passe, l’âge qui augmente, les responsabilités, etc…

Télé Gaucho

.

J’ai beaucoup aimé ce film que j’ai trouvé plein de légèreté. Beaucoup d’humour et de déconne, on est loin du film intello, rien de polémique et rien de véritablement politique, mais on est très loin des beauferies de Noël habituelles.

A noter pour la petite histoire que ce film est librement inspiré de Télé Bocal, une chaine de télé associative de la région parisienne à laquelle Michel Leclerc a justement participé au milieu des années 90s, et qui existe toujours. Elle est visible sur le canal 21 de la TNT (de 23h à 2h et le vendredi de minuit à 3h), ainsi que sur certaines boxes. De plus, comme dans le film, des projections sont organisées chaque dernier samedi du mois dans leur locaux du 20ème arrondissement de Paris. Plus d’infos sur leur site internet.

Télé Bocal

.

Deuxième petite anecdote, le film est sponsorisé par la région Rhône-Alpes. Les images de Bures sur Yvette ont en fait été tournées à Thurins, au sud est de Lyon, et quand Victor emmène Clara au cinéma, c’est en réalité au Zola de Villeurbanne (dont je vous parle régulièrement). Ce n’est pas si étonnant, vu le caractère associatif de ce cinéma.

Bref, je vous le recommande donc chaudement en cette période où l’on veut se divertir sans avoir l’impression d’être pris pour un idiot ou un pigeon par la souris américaine.

Catégories:Cinéma Tags:, , ,

Le jour le plus court

19/12/2012 6 commentaires

Vendredi nous serons le 21 décembre 2012. Cette date résonne depuis pas mal de temps déjà dans les médias, car il parait que c’est la fin du monde (si vous ne l’avez pas encore vu, regardez absolument ce qu’en dit la Première Ministre australienne…). Mais le 21 décembre, c’est aussi le solstice d’hiver, c’est-à-dire le jour le plus court de l’année.

Le CNC (Centre National du Cinéma) a donc eu l’excellente idée d’organiser en ce jour une fête du court métrage. L’idée est de célébrer le film court avec car des projections un peu partout, à commencer évidemment par  les cinémas.

Et regardez, tout le monde en parle :

.

Le Comoedia organise une soirée intitulée Voyage en terre hallucinée, en partenariat avec l’association ZoneBis, les organisateurs du festival Hallucinations Collectives (qui s’appelait avant l’Etrange Festival)

L’Institut Lumière propose à 12h30 une projection-buffet, présentée par Thierry Frémaux (le Directeur de l’Institut Lumière et Délégué Général du Festival de Cannes), puis à 17h des films de Charlot (entrée libre), et à 19h quelques films coups de cœur (entrée libre également)

Les cinémas UGC Confluence et Cité Internationale projetteront eux 11 films en boucle dans leur hall tout au long de la journée.

Le CNSMD de Lyon organise quant à lui un ciné-concert avec un quatuor de tubas.

Les villes du Grand Lyon ne sont pas en reste, puisque Le Toboggan de Décines organise une soirée Courts d’amour et d’humour, le Scénario de Saint Priest une soirée autour de la fin du monde, à la Médiathèque d’Ecully une rencontre, le cinéma Gérard Philippe de Vénissieux une soirée courts métrages, etc…

De nombreux collèges et lycées se sont également associés à l’événement, mais d’une manière générale, c’est uniquement pour les collégiens et les lycéens, pas pour le grand public.

Vous pourrez également en voir des tonnes à la télé, notamment lors de la Nuit 4.0 (sic) sur France 4, largement dédiée à la fin du monde. Arte qui en diffuse régulièrement ne sera évidemment pas en reste.

Bref (c’est le cas de le dire), du court métrage un peu partout en ce jour le plus court.

Je ne vous ai fait qu’une petite sélection (subjective) et que à Lyon… Tout le programme est disponible sur le site de l’événement.

Petit teaser :

Le festival du film court de Villeurbanne (concours inside)

Après le concours  sur le concert de Crocodiles + Mensch (qui se termine le 15 novembre, je vous rappelle), voici un deuxième thème qui me tient à cœur : le cinéma. Et plus précisément le court-métrage. Il est vrai que les courts-métrages que je vous ai présentés étaient plutôt des films d’animations, mais on peut très bien en avoir des « classiques » (je ne sais pas comment on dit pas en film d’animation…).

Et c’est donc tout plein de courts-métrages que je vous invite à aller voir du 16 au 25 novembre à l’occasion du 33ème festival du film court de Villeurbanne organisé par le cinéma le Zola.

Les films sont regroupés par thèmes, comme par exemple pour La dernière longue nuit avant l’apocalypse (de 21h à  l’aube), ou encore la Croatie s’anime, les images poétiques, nouvelles formes – nouveaux films, les courts du réel, etc…

Le festival a également eu la bonne idée d’offrir une carte blanche à Carmen maria Véga (dont je vous parlais récemment ici). Ainsi, la chanteuse sera présente le lundi 19 pour vous présenter sa sélection de court-métrage. J’imagine qu’elle nous dira pourquoi elle a choisi ceux-là et que l’on pourra discuter avec elle.

Mais c’est aussi l’occasion de participer à une véritable compétition européenne qui regroupe 32 films sélectionnés parmi plus de 1 300 films inscrits ! L’occasion de rencontrer certains réalisateurs et les membres du jury, professionnels du domaine.

Il y aussi une compétition spéciale pour les films de lycéens option cinéma / audiovisuel, et une autres pour l’image virtuelle.

Il y a même une séance spéciale pour les enfants (à partir de 4 ans, le samedi 24 à 16h30).

A noter, certaines séances ont lieu à la Maison du Livre de l’Image et du Son ou encore à l’excellent bar (enfin pas que) Toï Toï le Zinc.

 .

Bref, il y en a vraiment pour tous les gouts. C’est toujours difficile de promouvoir un festival comme ça, car on y va souvent au pif, ne connaissant ni les auteurs, ni les réalisateurs, (et souvent encore moins les acteurs). Mais faites confiance aux professionnels qui organisent ce festival depuis 33 ans, ils savent ce qu’ils font.

Et n’hésitez pas à fouiller le programme très complet disponible sur le site internet du festival.

J’ai quand même repéré deux films, Logorama, qui a reçu l’Oscar du film d’animation en 2010 et le césar du meilleur court-métrage en 2011.

J’ai aussi vu sur le programme un filme intitulé La bifle (pour ceux qui ne connaissent pas, je vous laisse le plaisir de chercher, pas au boulot, de préférence…) mais j’avoue que je ne sais si c’est le film qui a inspiré le geste ou l’inverse…

Bon, passons aux choses sérieuses, le festival vous offre donc 5 x 2 places pour les séances de compétitions*. Pour gagner, encore une fois rien de plus simple, il vous suffit de mettre un petit commentaire ci-dessous. Encore une fois, ceux qui suivent mon blog sur facebook auront une chance supplémentaire (indiquez le dans les commentaires).

 Merci au festival et à l’agence Milk and Mint pour ce généreux cadeau.

Edit : Les invitations étant envoyées par la poste, la date de fin du concours est avancée au dimanche 11 novembre à minuit pour que vous les receviez à temps.

 * les invitations ne sont donc pas valables pour la séance d’ouverture, la carte blanche à Carmen Maria Vega, la Longue Nuit, ou la Clôture et la projection des films primés.

Edit : voici le résultat du tirage au sort

Le festival Lumière

11/10/2012 7 commentaires

Des festivals de cinéma, il y en a beaucoup et notamment dans la région Rhône-Alpes qui est très active sur ce terrain. Je crois même avoir vu une affiche annonçant 55 festivals de cinéma dans la région. Bon, ça fait peut-être beaucoup, mais en même temps, ça permet à de nombreuses sensibilités de s’exprimer (court-métrages, animation, films de genre, nationalités,  etc…).

Mais il y en a un qui, en seulement quelques éditions a su se faire un grand nom parmi les festivals nationaux et même internationaux, c’est le Festival Lumière, qui se tient en octobre à Lyon depuis 2009.

La grande différence avec les autres grands festivals comme Cannes, Venise, Berlin, Sundance, etc… c’est que ce festival n’est pas une compétition. Certes, il y a un Prix Lumière remis à un grand nom du cinéma (Clint Eastwood en 2009, Milos Forman en 2010, Gérard Depardieu en 2011 et Ken Loach cette année, comme je vous l’avais annoncé ici), mais c’est plus pour honorer cette personne « pour l’ensemble de son œuvre », comme on dit, et cela n’a pas forcément de rapport avec son actualité.

Une autre grande différence, c’est que ce festival est avant tout destiné au public. En effet, le but des organisateurs est de proposer aux lyonnais un maximum de films rassemblés autour de plusieurs thématiques. Les projections ont lieu dans (presque) toutes les salles de la ville et sont au tarif de 6€, ce qui est très accessible.

Cette année, du 15 au 21 octobre, vous pourrez ainsi voir des rétrospectives autour de Ken Loach, bien sûr, mais aussi de Vittorio De Sica, Max Ophuls, Dean Martin, Jean Renoir, Charles Brabin (films muets).

C‘est l’occasion également de voir ou revoir des grands classiques du cinéma, comme, entre autres, Les dents de la mer, Tess, Il était une fois en Amérique, La nuit du chasseur ou encore E.T. le mercredi à14h30 à la Halle Tony Garnier.

Le festival est aussi un prétexte à montrer des films récemment restaurés, comme Les misérables (Raymond Bernard, 1934), L’assassin habite au 21 (Henri-Georges Clouzot, 1942), Voyage en Italie (Roberto Rossellini, 1954), etc…

Vous pourrez également voir des documentaires ou des rencontres au Village du festival, dans la cour de l’Institut Lumière (métro Monplaisir Lumière, bien évidemment). Parfois, les films sont introduits par un acteur ou un réalisateur. Il y a aussi une soirée Musique et Cinéma (lire l’article de TouteOuie ici)

Et je terminerais cette liste non exhaustive par la soirée d’ouverture, lundi 15 octobre à la Halle Tony Garnier (projection de L ‘épouvantail, de Jerry Schatzberg, en présence de tous les invités, soit des dizaines de personnalités du monde du cinéma), la remise du Prix Lumière à Ken Loach à l’Amphithéâtre – salle 3000 le samedi 20 (projection de Looking for Eric, de Ken Loach, donc) ou encore la séance de clôture le dimanche 21 dans l’après-midi (projection de La porte du paradis, de Michael Cimino).

Bref, la liste est encore longue, mais vous avez compris le principe, il y en a pour tous les gouts et c’est pas cher du tout.

Toute la programmation est disponible sur le site internet, et je vous conseille de réserver pour ne pas vous retrouver le bac dans l’eau.

Perso, je serais bien tenté par un Max Ophuls (Madame de, Lola Montès, …), un ou deux Ken Loach (je n’ai jamais vu Land and Freedom ou Le Vent souffle), L’assassin habite au 21 et La nuit du chasseur et pourquoi pas revoir Les dents de la mer.

Et vous, qu’est-ce qui vous tente ?

Catégories:Cinéma Tags:, ,

La fourmi

03/10/2012 9 commentaires

Pour parodier Claude Moine (tous à vos Google), c’était la dernière séance dimanche dernier à la Fourmi, le célèbre cinéma du 3ème arrondissement (de Lyon, hein). Il ne payait pas de mine, ce petit cinéma, presque de quartier, mais sa spécialité (et donc sa force), c’était de diffusé les films « en retard », c’est-à-dire plusieurs semaines, voire mois, après leur sortie.

Crédit photo Marcos Quinones – Lyon Figaro

C’était rudement pratique, ça évitait de se ruer dans les salles dès la première semaine, ce qui n’est pas vraiment dans mes habitudes, comme vous avez pu le constater sur mes quelques articles sur le cinéma (j’y travaille, mais bon).

Dans le magazine Lyon Mag, on apprend que c’est en partie le passage au numérique (pour lequel le patron avait eu des subventions), mais également les nouvelles normes, qui ont eu raisons de la motivation de François Keuroghlian, directeur et seul employé de la salle de cinéma depuis 38 ans. Il lui aurait fallu s’endetter pour encore 20 ans pour financer les travaux.

Le cinéma cherche donc un repreneur, si possible dans la culture, et c’est encore mieux si c’est du cinéma.

Après le CNP Odéon fermé l’année dernière (et l’Ambiance fin 2006), voici malheureusement encore un cinéma qui disparait du paysage lyonnais. C’est triste pour la ville qui a justement vu naitre le cinéma. J’espère que les deux CNP restants arriveront à survivre…

crédit photo – Ph Rassaert – Bibliothèque municipale de Lyon

Et comme souvent ici, on va finir en musique

C’est triste, non ? Et vous, vous le fréquentiez ce cinéma ? Vous avez des souvenirs associés ? Racontez-moi ça

Catégories:Cinéma, Divers

Wrong

30/09/2012 3 commentaires

Si on peut être certain que Ionesco et Beckett sont des grands maitres du théâtre de l’absurde (La cantatrice chauve, Les chaises, Rhinocéros, En attendant Godot, etc…), je pense que Quentin Dupieux est un sérieux candidat en ce qui concerne le cinéma de l’absurde (ça existe, ça ?) Ah oui, tiens, mais je ne voyais pas ça comme ça…)

L’année dernière, je vous avais parlé ici (plutôt brièvement, je me rends compte aujourd’hui…) de son précédent film, Rubber, qui était, comment dire ….décalé. Et en décembre, je vous avais montré un petit teaser de son nouveau film, Wrong.

 

Pour ce film, Quentin Dupieux revient avec encore un film américain, toujours dans l’absurde, mais plus construit, plus travaillé, où l’absurde ne se cache pas vraiment dans le pitch (encore que) qui tient en une phrase : un matin à son réveil, Dolph Springer se rend compte que son chien Paul n’est plus là et comme ce n’est pas normal, il part à sa recherche.

Non, l’absurde se cache ici dans une multitude de situations ou de petits détails : le réveil qui passe de 7:59 à 7:60, le palmier facétieux (tout comme le jardinier), le bureau de Dolph légèrement « humide » et hostile, un voisin qui fait du jogging (ou pas), un détective très consciencieux, un peintre en voiture entreprenant, etc…

 Difficile d’en dire plus sans dévoiler l’intrigue et les nombreux rebondissements, alors je m’arrêterais là.

Un humour malgré tout assez subtile, une réalisation parfaite, une lumière magnifique une splendide BO composée par le musicien Tahiti Boy et évidement Mr Oizo himself (le nom de musicien de Quentin Dupieux pour toi qui a eu la flemme d’aller lire l’article sur Rubber. Mais si, mais si, ne dis pas non, je le vois bien dans les stats…), disponible chez Ed Banger.

Bref, vous l’aurez compris, j’ai beaucoup apprécié ce film plus abouti que le précédent et qui mériterait très sérieusement plus de visibilité qu’il n’en a.

Allez hop, bande-annonce :

Mais dépêchez-vous d’aller le voir, il se pourrait qu’il ne rester pas très longtemps à l’affiche.

Du vent dans mes mollets

Je crois que je vous l’ai déjà dit, mais j’ai toujours du mal à écrire sur les films. Pourtant, il y en a souvent que je voudrais vous recommander, comme récemment le magnifique Laurence Anyways dont je voulais vraiment vous parler, mais je ne sais pas pourquoi, je n’y arrive pas.

Je n’arrive pas à trouver des tournures intéressantes. A part « j’ai bien aimé », « c’était super », « c’était génial » et autres niaiseries. Peut-être peur de paraitre ridicule, notamment par rapport aux critiques cinéma plein de références que je suis incapable de repérer ou plein de comparaisons que je suis incapable de faire.

Moi je suis juste un amateur, mais aujourd’hui, je vais me forcer et je vais essayer de vous motiver à aller voir Du vent dans mes mollets.

  .

Nous sommes en 1981 dans une petite ville de campagne tranquille. Entre sa mère juive qui la couve et la gave de boulettes, son père rescapé d’Auschwitz et sa grand-mère qui partage sa chambre suite à son AVC, difficile pour Rachel, 9 ans de s’épanouir et de se libérer de ses petites angoisses. Jusqu’au jour où elle devient amie (sa seule amie) avec Valérie, petite fille délurée à la mère célibataire. L’équilibre très précaire du cocon familial routinier va alors se bouleverser et les certitudes de chacun seront ébranlées.

 

On est clairement danse la comédie dans ce film basé sur l’histoire vraie de Raphaële Moussafir. Elle a commencé par en faire un one-woman show, puis devant le succès en a écrit un roman, lui-même adapté en BD. Pour le film, elle a travaillé avec la réalisatrice Carine Tardieu.

Mais comédie ne signifie pas nécessairement potacherie, ni mièvrerie. Ici on est dans la comédie des petits détails (observez bien les affiches chez la psy et chez l’ophtalmo !) et des souvenirs de l’enfance, notamment pour les trentenaires qui retrouveront par exemple les jeux de leur enfance. Mais ici, sa force c’est que la comédie n’est pas non plus détachée du réel et des difficultés de la vie : l’amitié, l’amour, le mépris, la différence, la mort,  etc…

Les acteurs (Agnès Jaoui, Denis Podalydès, Isabelle Carré) sont formidables et notamment les deux petites filles dont la complicité se voit à l’écran, en particulier quand elles jouent ensemble. La musique est également très bien choisie, qui rappelle à nouveau des souvenirs d’enfance, mais je ne vous en dis pas plus.

On se regarde la bande annonce ?

.

Si vous voulez passer un bon moment, je vous recommande chaudement ce film… en attendant de lire la BD que vous recommanderais peut-être également…

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Joignez-vous à 618 followers