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Les Assises Internationales du Roman

24/05/2013 1 commentaire

On change un peu de la musique, on va parler aujourd’hui de littérature. En fait, vous l’avez probablement remarqué, je n’en parle pas très souvent, car j’avoue que je lis assez peu de livres (mais je me rattrape sur les magazines et surtout les blogs, vous vous en doutez), et j’ai également du mal à en parler.

Mais c’est normal, ce n’est pas évident. Et c’est peut-être en partant de ce constat que sont nées (probablement pas, mais il fallait bien que je fasse une introduction…) les Assises Internationales du Roman, dont la 7ème édition se tiendra du lundi 27 mai au dimanche 2 juin aux Subsistances (principalement, mais pas que).

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Les Assises Internationales du Roman, je vous en ai déjà parlé l’année dernière, ainsi que l’année d’avant, parce que c’est un événement que j’affectionne tout particulièrement. Pour les feignants du clic, je rappelle juste qu’elles sont organisées conjointement par la Villa Gillet et le journal Le Monde, en partenariat avec France Inter et en co-réalisation avec Les Subsistances.

L’idée est de réunir des écrivains et journalistes (mais aussi des artistes, des chercheurs en sciences humains, etc…) du monde entier pour entendre leur points de vue sur des thématiques liées à l’écriture et au roman, mais également depuis quelques années sur des sujets de société.

Toutes ces personnes sont donc réunies autour de tables rondes, de grands entretiens, de rencontres, etc… aux thèmes divers et variés : La question de la vérité, Le secret, Entre le présent et l’éternité, faut-il choisir ?, Le sentiment de la vie, Le portrait aujourd’hui : entre figuration et défiguration, L’Irlande des écrivains, Le regard du promeneur, Comment faire parler ses personnages ?, etc…

Vous aurez également droit à des lectures, notamment de Pierre Arditi qui lira Voyage au centre de la terre de Jules Vernes ou Ariane Ascaride qui lira Les années, d’Annie Ernaux, accompagnée par le Quatuor Leonis.

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Ariane Ascaride en lecture à la médiatheque d’Aubagne – Crédit ville d’Aubagne

Il y a également des enregistrements d’émission de France Inter : Clara et les chics livres, Le grand bain et L’humeur vagabonde le mercredi 29, et Le 7/9 et Service public le jeudi 30.

Nouveauté cette année, une garderie sera organisée le week-end pour vous permettre de suivre les animations tranquillement (à partir de 4 ans, sur réservation)

Mais les Assises, ce n’est pas qu’aux Subsistances. Il y aura également de nombreuses rencontres ou lectures dans des bibliothèques et médiathèques du Grand Lyon et même de la région (Villefranche, Roanne ou Grenoble pour les plus excentrées), ainsi que dans des librairies. Je vais par exemple essayer d’aller voir Hélèna Villovitch lire des extraits de son dernier recueil de nouvelles à la librairie Lettres à Croquer (chouette librairie qui avait accueilli la dédicace de Maxence Lepou dont je vous avais parlé ici).

Côté participants, des noms qui ne vous diront peut-être rien, ne vous alarmez pas (personnellement, si j’en connais 2 ou 3, c’est bien tout…), mais je peux vous garantir que ce sont des pointures. C’est ainsi que les années précédentes j’ai pu découvrir Marie N’Diaye, Pascal Quignard, Hanif Kureishi (qui a été juré à Cannes), Maylis de Karangal, Will Self, Aaron Applefeld, etc… qu’on a pas mal vu par la suite dans les médias. La liste des invités de cette années se trouve ici.

Ne prenez donc pas peur, et foncez tête baissée vous plonger dans cet univers littéraire.

Vous trouverez toutes les informations (programme, invités, etc..) sur le site internet des AIR 2013.

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Catégories:Littérature

Ron Mueck

21/05/2013 1 commentaire

Toujours pendant mon séjour à Paris, après avoir visité l’expo Dynamo, je suis allé à la Fondation cartier pour l’Art Contemporain pour voir une exposition dédié au sculpteur australien Ron Mueck.

Je n’avais pas pu voir sa précédente exposition en 2005 (déjà à la Fondation Cartier), mais elle m’avait déjà fait de l’œil. Aussi quand j’ai appris qu’il revenait ai-je foncé pour voir celle-là.

Ron Mueck est né à Melbourne en 1958 mais il travaille désormais à Londres. Après avoir réalisé des marionnettes pour le cinéma et la télévision (dont le Muppet Show), il décide dans les années 90s de mettre son travail au service de l’art. Sa spécialité est depuis lors la réalisation de sculptures de personnages hyperréalistes, mais avec des effets d’échelle. Ainsi en 2001, à la biennale de Venise, il présente un Garçon de 5 mètres de haut.

 Ron Mueck - Boy - crédit Renato Morselli

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Dans cette nouvelle exposition, vous pourrez par exemple voir l’œuvre Couple Under Umbrella qui remplit à elle seule un des halls de la Fondation Cartier.

Ron Mueck - Couple under Umbrella

Les œuvres sont en silicones et en résine polyester et l’hyperréalisme est accentué par à de la peinture à l’huile. Rides, poils, boutons, marques ou tâches sur la peau, on s’y croirait.

Si les variations de tailles sont une des caractéristiques des œuvres de Ron Mueck, c’est par contre dans les deux sens. Ainsi, l’œuvre Woman with shopping fait au contraire à peine plus d’un mètre. Comme on peut vraiment s’approcher des œuvres (malgré un surveillant par œuvre), j’ai été vraiment bluffé par le rendu. Si ce n’était la taille, j’avais vraiment l’impression que la femme allait finir par se mettre à bouger en faisant « bouh ». C’en était même presque flippant. Même chose pour ce Young Couple.

Ron Mueck - Woman with shopping - crédit Thomas Salva - Lumento

Ron Mueck - Young Couple - crédit Thomas Salva - Lumento

Il n’y a pas énormément d’œuvres dans cette exposition (9 seulement), mais il faut dire que chaque pièce prend un temps fou au sculpteur pour la réaliser (plusieurs mois, voire années). D’ailleurs, au sous-sol, ne manquez pas l’excellent documentaire sur le travail de l’artiste dans son studio londonien, dont vous pouvez voir un extrait ici :

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Et pour finir, voici un petit reportage-teaser sur le montage de l’exposition :

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L’expo se tient jusqu’au 29 septembre 2013, donc vous avez encore le temps de vous offrir un week-end à paris (pour les non parisiens) pour aller la voir.

Plus d’infos sur le site internet de la Fondation Cartier.

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Dynamo

19/05/2013 1 commentaire

Vous le savez, j’adore Lyon, et je ne perds pas une occasion de mettre en valeur ma ville. Mais j’aime aussi beaucoup Paris. Je n’aimerais pas y habiter, par contre, mais dès que j’en ai l’occasion, j’adore aller y passer quelque jours. Ça me donne l’occasion de profiter de l’offre culturelle infiniment étendue que propose la capitale.

Il y a quelques semaines, j’ai donc profité d’un passage à Paris avec le boulot pour aller voir Dynamo, la méga exposition qui se tient actuellement dans les galeries du Grand Palais. Sur plus de 3 700m², 200 œuvres de 150 artistes entendent retracer Un siècle de mouvement et de lumière dans l’art entre 1913 et 2013.

On y retrouve évidemment des artistes très contemporains, comme Anish Kapoor (dont je regrette de plus en plus d’avoir raté l’expo quand j’étais à Sydney il y a quelques mois), François Morellet, Julio Le Parc (dont l’exposition individuelle au Palais de Tokyo vient de se terminer), etc..

Dynamo - Anish Kappor - Ismalic Mirror (2008)

Dynamo - François Morelet - Triple X Neonly (2012)

Dynamo - Julio Le Parc - Cloison à lames réfléchissantes (1966)

Dynamo - Julio Le Parc - Surface couleur - Série 14-2E (1971)

Des œuvres qui peuvent paraître un peu déroutantes pour certains, ou tout du moins perturbantes (lumières éblouissantes, hypnotiques, effet stroboscopiques, illusions d’optiques) dans lesquelles le spectateur prend parfois une part non négligeable.

De nombreux thèmes se dégagent de cette grande rétrospective, comme évidemment les formes, les couleurs, la vision, l’espace, etc… mais en zoomant un peu, les œuvres peuvent souvent se regrouper autour d’une idée commune, indépendamment l’époque : la réflexion, la distorsion, les permutations, les interférences, les trames, les battements, le rythme, le chaos, et bien d’autres encore.

Dynamo - Conrad Shawcross - Slow Arc Inside a Cube IV (2009)

Tout est fait pour modifier votre perception des choses. L’œuvre la plus flagrante est probablement Daylight Blue, Sky Blue, Medium Blue, Yellow, de l’artiste belge Ann Veronica Janssens qui plonge une pièce entière dans un brouillard bleu et jaune qui nous fait perdre tous nos repères.

Dynamo - Ann Veronica Janssens - Daylight Blue, Sky Blue, Medium Blue, Yellow (2011)

Mais de nombreuses autres œuvres offres également des situations intéressantes.

Dynamo - Felice Varini - Vingt-trois disques évidés plus douze moitiés et quatre quarts (2013)

Dynamo - Yaacov Agam - Double Métamorphose III (1968-1969)

J’ai également été assez étonné de voir plusieurs œuvres de Nicolas Schöffer, et notamment celle-là :

Dynamo - Nicolas Chöffer - Lux 10. Sculpture Spatioluminodynamique (1959)

Les lyonnais (et notamment ceux qui sont déjà venus chez moi) ça vous fait penser à quelque chose ? Mais oui, c’est bien lui qui a fait la magnifique sculpture de la place d’Arsonval à Grange Blanche.

Nicolas Chöffer - Lyonéon (1988)

Mais l’exposions nous rappelle également que tous ces thèmes ne sont pas nouveaux, avec notamment la présence d’œuvres d’artistes un peu plus ancien, comme Frantisek Kupka, Victor Vasarely, Jean Tinguely ou bien évidemment Alexander Calder.

Dynamo - Alexandre Calder - Les Trois Soleils Jaunes (1955)

Vous pouvez aussi regarder l’interview de Zilvinas Kempinas qui nous présente une de ses œuvres assez sympa, Beyond the fans.

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Bref, c’est une superbe exposition que je vous recommande vivement si jamais vous passez par Paris. L’exposition est ouverte jusqu’au 22 juillet. Mais prévoyez du temps, car c’est, paradoxalement, le problème, il y a vraiment beaucoup d’œuvres, peut-être même trop. Désolé pour les photos, j’avais emmené mon appareil photo (pour une fois qu’on avait le droit de prendre des photos), mais sans carte mémoire…  J’ai donc dû faire mes photos à l’iPhone…

D’autres photos d’oeuvres à voir ici et .

Plus d’infos sur le site internet du Grand Palais.

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Festival Changez d’air – La playlist

Je vous rappelle que le concours pour gagner des places pour le festival Changez d’air le week-end prochain à Saint-Genis les Ollières (15 min de Lyon) se termine mardi à 18h, n’attendez pas trop pour jouer.

C’est l’occasion de voir des groupes un peu moins connu mais de très bonne qualité malgré tout. Je suis allé un peu vite lundi, et je n’ai pas voulu surcharger l’article avec trop d’extraits musicaux, alors en voici quelques uns. Pour la description des artistes, je vous renvois donc à l’autre article.

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Jeudi 23 mai

Tachka

Mermonte

Karimouche

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Vend 24

Fred Radix :

Erwan Pinard

Théodore, Paul & Gabriel

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Samedi 25

Denis Rivet

Yann Destal

Bertrand Belin

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Et vous trouverez toutes les informations sur le site internet du festival.

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Les 24 heures de l’INSA

15/05/2013 2 commentaires

Tous les ans je vous parle des 24h de l’INSA, car j’aime bien les initiatives étudiantes. En plus, il y a généralement des bons concerts, et tout ça gratuitement bien sûr. C’est aussi pour ça que je l’ai mis dans les concerts à ne pas rater en mai à Lyon sur Lyon CityCrunch.

INSA

Les 24h de l’INSA, c’est tout un tas d’animations sympas et notamment des démonstrations et de la pratique d’activités sportives et culturelles, y compris pour les enfants. Je vous invite à relire mes articles précédents ici et , car la formule n’a pas changée, il suffit de regarder le programme en détails sur le site internet du festival. Cette année, les animations ont lieu du vendredi 17 au dimanche 19 mai.

Mais ce qui change, c’est bien évidemment les concerts. Cette année au programme :

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Vendredi 17 mai

Naive New Beaters

Plus d’info sur leur site internet ou leur page facebook.

Stuck in the Sound

Plus d’info sur leur site internet ou leur page facebook.

Waek

Plus d’info sur leur site internet ou leur page facebook.

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Samedi 18 mai

Deluxe (label Chinese Man Records)

Plus d’info sur leur myspace ou sur leur page facebook.

Supermen Lovers

Plus d’info sur leur soundcould ou leur page facebook.

The Architect

Plus d’info sur leur site internet ou sur leur page facebook.

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Il y a aussi, chaque soir, plusieurs autres groupes moins connus. Toute la programmation est disponible sur le site internet des 24h de l’INSA.

Je profite qu’on parle musique (c’est pas si souvent ici :-) ) pour vous rappeller que le concours pour gagner des places pour le festival Changez d’air le week-end prochain est toujours en cours.

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Festival Changez d’air – concours inside

Lyon a évidemment ses grands festivals de musique : je vous parlais encore la semaine dernière des Nuits de Fourvière, et les Nuits Sonores qui viennent tout juste de se terminer en sont des très bons exemples. Mais il y a aussi plein de petits festivals qui bénéficient de moins de visibilité par manque de moyens. L’année dernière, j’avais d’ailleurs consacré un article à ceux qui se tiennent autour de la rentrée scolaire.

Et depuis quelques années, j’ai découvert le festival Changez d’Air de Saint Genis Les Ollières (à peine 1/4h de Lyon) qui se tient cette année du 23 au 25 mai. Pour rappel, je vous en avais parlé ici et . Ce qu’il y a d’impressionnant avec ce festival, c’est que malgré le peu de moyens, ils arrivent a faire venir des artistes de qualité. Certes ils ne sont pas forcément (encore) très connus, mais ils ont tous énormément de potentiel.

 Changez d'air

C’est ainsi que l’année dernière j’avais eu le plaisir de voir l’excellent Rover et sa carrure imposante, et que j’avais aussi pu me déhancher (enfin moyen vu que j’avais des béquilles à cette époque) sur la pop-world de François and the Atlas Mountains. Et l’année d’avant, j’avais même offert la possibilité à quelques lecteurs d’aller écouter (entre autres) le duo Brigitte que, depuis, tout le monde connait.

Cette année ne déroge pas à la règle avec des artistes à la notoriété naissante mais à gros potentiel. Ce festival est aussi l’occasion de d’offrir une de leurs premières scènes à de jeunes artistes lyonnais. Lumière sur la programmation :

Jeudi 23 mai

Danoise d’origine, mais lyonnaise d’adoption, Tachka nous compte ses petites mélodies folk anglaises au volant de son piano. On a hâte d’en entendre plus, car il n’y a qu’une chanson (prometteuse) sur son bandcamp. Plus d’infos sur facebook.

Mermonte est un combo de 10 rennais, découvert notamment par le concours Inrocks Labs, qui distille une pop lumineuse et délicate qui semble puiser dans les forêts millénaires de leur Bretagne natale (cliché inside). A écouter sur leur bandcamp, et à retrouver également filmés il y a quelques mois par la Blogothèque. Plus d’infos sur bandcamp ou facebook.

Karimouche est officiellement née à Angoulême, mais je crois qu’on peut dire qu’elle est lyonnaise. Elle a mis un peu de temps avant de trouver la voie de la chanson : costumière, notamment pour la compagnie Käfig de Mourad Merzouki, des sketchs et des contes au Nombril du Monde. C’est là qu’elle va rencontrer plusieurs personnes qui vont croire en elle : Mouss et Hakim (de Zebda), Jacques Chambon (Merlin dans Kaamelott), etc… Depuis, elle bourlingue et dépense son énergie et sa gouaille sur scène pour chanter ses chansons mi-slam, mi-java aux textes subtils et contemporains. Plus d’infos sur facebook ou le site de son label.

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Vendredi 24 mai

Fred Radix n’est pas seulement musicien, il est également comédien, comique, chansonnier, etc… Depuis bientôt 20 ans, ce touche à tout sillonne les routes des festivals de France et de Navarre (mais aussi à l’étrange, notamment le Canada) pour créer des spectacles musicaux, pour lui ou pour d’autres (Amélie les Crayons, Anne Silvestre, etc…). Plus d’infos sur son site internet.

Vous ne connaissez peut-être pas Erwan Pinard, mais vous l’avez peut-être vu donnez la main à Suissa lors de la sortie de son album l’automne dernier au Transbordeur. Ce grand gaillard joue également ses propres chansons, des textes engagés mais pas tristes, qu’il entonne de sa voix grave mais rassurante, dans un musique alternant blues (ça sonne parfois comme CW Stoneking) et rock. Je vous conseille également les vidéos qu’il réalise sur facebook, de véritables pépites. Plus d’infos sur son Myspace.

Théodore, Paul & Gabriel sont trois parisiens qui … ha non, on me dit dans l’oreillette que ce sont des femmes, au temps pour moi. En même temps, je ne pouvais pas savoir, hein… Toujours est-il que ces 3 filles, également découvertes par les Inrocks Labs, aiment la confusion des genres, avec leur pop-folk voluptueuse inspiré des années 60 mais pourtant très contemporain. Je mettrais bien une petite pièce sur un probable succès dans les prochains mois. Plus d’infos sur Myspace ou facebook.

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Samedi 25 mai

Denis Rivet sera le régional de l’étape pour ce dernier soir. Mais encore une fois, le jeune homme est bourré de talent et ce n’est pas pour rien s’il a représenté la région Rhône-Alpes au dernier printemps de Bourges. L’influence de Dominique A se fait sentir, notamment dans sa voix, ce qui est plutôt bon signe. Plus d’infos sur son site ou sur facebook.

Yann Destal, c’est le monsieur derrière Modjo et le tube planétaire Lady (hear me tonight) (morceau le plus joué à Ibiza en 2000 !), mais tout seul. Ici on n’est plus dans l’électro, mais presque dans le rock progressif, chanté en anglais avec une voix prégnante et poignante qui ne vous laissera pas de marbre. Plus d’infos sur son site ou sur facebook.

Depuis le temps qu’il tourne (il est notamment passé à l’Epicerie Moderne il y a quelques mois), Bertrand Belin voit enfin son labeur récompensé, notamment par la presse : son album Hypernuit, sorti en 2010 avait déjà de très bonnes critiques, mais son prochain qui sort à la fin du mois encore plus; comme le montre une pleine page dans Télérama à l’occasion du printemps de Bourges. Le crooner français viendra enchanter la scène de sa voix à la Bashung. Plus d’infos sur son site ou sur facebook.

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Bien évidemment, vous trouverez toutes les informations sur le site internet du festival.

Pour ceux qui n’ont pas de voiture, sachez que le festival devrait être d’ici peu sur le site Covoiturage pour Sortir dont je vous avais parlé ici (petit soucis mais qui devrait se régler) ou au pire directement sur les pages facebook des événements.

Et comme les organisateurs de Changez d’Air sont toujours aussi sympas, ils m’ont carrément filé 2×2 places par soirée à vous offrir, pas mal non ?

Alors si vous voulez aller découvrir les talents de demain gratuitement, il vous suffit de me laisser un petit commentaire ci dessous en précisant pour quel jour vous souhaitez jouer. Vous avez jusqu’au mardi 21 mai 18h pour jouer.

Comme d’habitude, une chance supplémentaire si vous me suivez sur facebook ou twitter (et arrangez-vous pour que je puisse le vérifier…)

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Time fête des 90 ans

11/05/2013 4 commentaires

Tout le monde connait le magazine Time, au moins de nom. Peut-être même étiez-vous abonné pendant un temps, genre en début d’année pendant les bonnes résolutions et/ou sur conseil de votre prof d’anglais pour améliorer votre connaissance de la langue de Shakespeare ? Allez, avouez :-)

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Et bien sachez que l’hebdomadaire américain a fêté ses 90 ans début mars. Et pour marquer le coup, voici une vidéo qui reprend les meilleurs couvertures du magazine, retraçant ainsi 90 ans d’histoire du monde (vue des Etats-Unis en tout cas).

Il y a même des battles pour choisir la pire couverture :

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Pour la petite histoire, Newsweek, le concurrent direct créé 10 ans après Time, ne pourra pas faire la même chose, car il est passé au tout numérique en début d’année, victime de la crise de la presse. Alors n’hésitez pas à acheter votre journal ou magazine préféré si vous voulez qu’il dure.

D’ailleurs, c’est quoi votre journal ou magazine préféré ? Personnellement je suis abonné à Télérama depuis pas mal d’années maintenant, et je lis les Inrockuptibles de temps en temps.

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Catégories:Divers

Jacques Higelin – Stephan Eicher

07/05/2013 5 commentaires

Après Pour le meilleur et pour le pire, on continue de décortiquer un peu le programme des Nuits de Fourvière. Peut-être avez-vous vu que le 18 juillet, nous aurons droit à une super soirée dédiée à la chanson française (ou francophone pour être plus précis). En effet, l’amphithéâtre gallo-romain accueillera ce soir là deux monuments de la chanson : Jacques Higelin et Stephan Eicher.

Jacques Higelin

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Jacques Higelin, c’est un peu comme notre papa à tous (en plus d’être vraiment le papa d’Arthur H et Izia). Depuis le temps qu’il chante (1er album en 1965 !!), tout le monde a entendu parler de lui. Tout le monde ne connait pas ses chansons, par contre, et c’est bien dommage. Car Higelin est un véritable poète des temps modernes. Sur des thème parfois universels (l’amour, la haine, la vie, la mort, etc…), parfois très contemporains, ses textes parlent à tout le monde.

Son nouvel album tout frais sorti il y a quelques semaines, Beau Repaire, est dans la droite ligne de son précédent, Coup de foudre (pour lequel j’avais véritablement eu un coup de foudre…), sorti en 2010 : de la poésie pure, magnifiquement mis en musique.

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Mais du haut de ses 72 ans, Higelin n’a certainement pas perdu un gramme de son énergie légendaire qui lui a permis, depuis des décennies, de mettre le feu à toutes les salles de France avec les chansons rock des albums précédents. Il est resté jeune et a juste un peu plus de sagesse et de sérénité, d’apaisement. Ceci dit, nul doute qu’il enflammera quand même le théâtre antique cette année.

Plus d’infos sur son site internet (sur lequel vous pouvez même lui déclarer votre amour). A lire également, une chouette critique de Télérama sur son dernier album.

 

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Stephan Eicher

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Stephan Eicher

Si je vous dis Stephan Eicher, bien sûr vous me répondrez Combien de temps, Pas d’ami comme toi ou Déjeuner en paix et c’est à peu près tout. Pourtant, L’envolée, son dernier album sorti à l’automne dernier est tout de même son 12ème, oui, oui. Et en l’écoutant, je m’en veux un peu de ne pas avoir suivi le chanteur suisse de plus près.

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Ses chansons sont efficaces et prennent aux tripes, avec des textes modernes, écrit pour la plupart par son complice Philippe Djian depuis pas mal d’années, mais aussi par Miossec ou encore Mark Daumail (le chanteur de Cocoon).

Quant à la musique, si Stephan Eicher reste fidèle à la guitare et au piano, on a ici des musiques tantôt calmes, mélodiques ou folk, tantôt plus rock, interprétées par des musiciens de renom vus par exemple chez Calexico, Lambchop (cet été à l’Epicerie Moderne), Bonnie Prince Billy (L’année dernière à l’Epicerie Moderne), etc…

Pour avoir eu la chance de le voir cette semaine au Trianon à Paris, je peux vous assurer que le suisse a également plein d’énergie et qu’il arrive à la transmettre à la salle de manière impeccable. Également plein d’humour et de complicité avec le public, c’était vraiment très agréable de voir un artiste avoir autant de respect pour son public.

Pour être honnête, je ne m’attendais pas à passer une aussi bonne soirée et j’attends avec impatience sa venue aux Nuits de Fourvière pour voir de quelle façon il va jouer avec le théâtre et le public.

 Plus d’infos sur son site internet.

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Une très bonne soirée en perspective, donc sur laquelle vous trouverez toutes les infos sur le site des Nuits de Fourvière.

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Get Lucky … ou presque

05/05/2013 2 commentaires

La semaine dernière je vous parlais de Get Lucky, le nouveau single de Daft Punk, premier extrait de l’album Random Acess Memories. Et un single avec un tel retentissement a forcément des effets de bords, par exemple des reprises ou des parodies.

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Côté reprises, celle dont vous allez le plus entendre parler est celle du groupe anglais Daughter (déjà plus de 600 000 vues…). Les rythmiques funk sont ici remplacées par des applats de guitare plutôt dark. Pas mal du tout.

Il y a ensuite la version de George Barnett, un jeune anglais multi-instrumentiste (bon, la corne de brume il était pas obligé)

Mais ma préférée est probablement celle de Robbie Jay, un jeune youtubeur qui fait des très bonnes reprises avec sa guitare sèche. Enjoy !

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Côté parodie, on trouve par exemple la version décomposée (shredded) :

A peu près d’aussi bon gout, on a la version française :

Mais aussi les versions reprises par les plus grands chanteurs français, comme par exemple Patrick Sébastien :

Et même La Compagnie Créole :

Et enfin la version sur laquelle vous ne voulez pas cliquer…

Trop tard, vous vous êtes fait rickrollés ! :-)

 enough

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Mais peut-être que vous vous connaissez une chouette reprise ?

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Métissages

Je n’ai pas encore eu le temps de vous en parler, mais en ce moment se tient au Musée des Beaux Arts de Lyon une très chouette expo intitulée Métissages. Initialement prévue jusqu’au 19 mai, elle est prolongée jusqu’au 24 juin, donc vous avez encore un peu de temps.

 Métissages

Cette exposition nous propose de plonger dans l’univers d’un couple de collectionneurs passionnés et un peu fous, Denise et Michel Meynet. Je me permets de dire un peu fous car ils collectionnent… à peu près tout.

Bien sûr, leur collection est avant tout artistique, et on y trouve en particulier nombre d’objets provenant d’Afrique ou d’Asie. Mais en réalité, ils n’ont pas vraiment de critères bien précis pour jeter leur dévolu sur un objet, du moment qu’il leur plait. Ainsi des éléments de culture urbaine (graffitis, Art Toys, répliques de chalets, etc…) côtoient un tableau d’Andy Wharhol ou un tabouret dogon sans aucuns scrupules…

 Métissages - crédit MBA

Et l’exposition retranscrit plutôt bien cet état d’esprit, en organisant les objets non pas par origine (géographique, ethnique, temporelle ou autre), mais plutôt par des critères singuliers : formes, matières, volumes, couleurs, textures, etc…

Des céramiques de papier porcelaine d’une artiste belge du 20ème siècle seront donc mises en regard d’un Art Toy punk immaculé acheté à Tokyo en 2007.  Un crucifix de Robert Combas répondra à un autre crucifix, africain celui-là. Des statuettes nigérianes côtoieront des divinités hindoues ou un prêcheur du Togo dont les couleurs sont similaires. Un authentique crâne de buffle et un crane de chèvre customisé par un artiste viendront compléter une photo grave et poignante de têtes de bovidés en proie aux flammes prise en 2004 par l’artiste nigérian James Iroha Uchechukwu.

Bref, des ensembles et des séries beaucoup plus cohérents que l’on pourrait penser à première vue.

 © photo Louis HOUDUS

Je n’avais pas mon appareil photo ce jour-là, mais vous pouvez retrouver quelques photos sur le blog Petites Confidences entres amis.

Je vous invite également à admirer quelques chouettes dessins de cette expo sur le blog de la Croqueuse Compulsive et sur celui d’Emily Nudd Mitchell.

Pour terminer, je vous propose de visionner cette interview de Denise et Michel Meynet en 2000 à l’occasion de la donation qu’ils ont effectuée au bénéfice du Musée des Confluences.

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Retrouvez toutes les informations sur cette exposition le site du Musée des Beaux Arts de Lyon.

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Catégories:Expos
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